[e-med] Les téléphones portables au secours des médecins d'Afrique

Les téléphones portables au secours des médecins d'Afrique
De Justine GERARDY (AFP) - Il y a 2 jours
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hA0HPS3rXbVj2WlJGhYPIf_st1jQ?docId=CNG.05819020ba116f548b61da010764dfd6.461

JOHANNESBURG - Des textos pour rappeler les rendez-vous médicaux, des appels
gratuits pour les docteurs, des SMS pour communiquer les résultats de tests
sanguins: en Afrique, les téléphones portables sont devenus des alliés des
professionnels de santé.

Un bip et un texto concis: "rendez-vous à la clinique demain". Ce message
rappelle chaque mois à Emily Moletsane, une séropositive sud-africaine,
quand elle doit aller chercher ses médicaments.

"Ca marche bien parce que je consulte tout le temps mon portable", explique
la quadragénaire, en attendant son tour dans les couloirs du centre de santé
Themba Lethu, à Johannesburg.
Comme elle, environ 10.000 porteurs du virus VIH sud-africains ont choisi de
recevoir des alertes par SMS pour ne pas oublier leurs échéances médicales.

L'application, baptisée txtAlert, a été mise au point par la fondation
Praekelt. Les centres de soins ne paient que les SMS. Quant aux patients,
s'ils ont besoin de changer l'heure de leur rendez-vous, ils peuvent
renvoyer gratuitement le message "rappelez-moi SVP".

"Aucune autre technologie ne permet d'atteindre autant de gens", assure
Marcha Neethling de cette fondation. "Quand on considère la somme pour
atteindre une personne, c'est clairement la technologie la moins chère",
relève-t-elle

Autre avantage: le système minimise l'absentéisme. Depuis sa mise en place
en 2007, le nombre de visites manquées a chuté de 15% à Themba Lethu. "C'est
impressionnant", commente le chef des équipes médicales, Thapelo Maotoe.

Le géant sud-africain n'est pas le seul à utiliser la téléphone mobile dans
le secteur médical. Avec 624 millions d'usagers des téléphones portables,
l'ensemble de l'Afrique s'est lancée avec foi dans la "santé mobile".

"Le continent porte le plus lourd fardeau mondial en terme de maladies, mais
dispose du ratio le plus faible de médecins par habitant", relève Adele
Waugaman, qui gère un partenariat entre la Fondation des Nations unies et le
groupe Vodafone.

"Les téléphones portables sont un outil pour tenter de surmonter les défis
médicaux", ajoute la responsable, selon laquelle le secteur représente un
marché potentiel de 60 milliards de dollars.

Au Ghana, environ 2.200 médecins ont déjà choisi de s'inscrire dans le
réseau MDNet, qui leur permet de s'appeler ou de s'envoyer des textos
gratuitement, et de figurer dans un annuaire commun.

Le pédiatre Frank Serebour, qui travaille dans un hôpital à Kumasi (270
kilomètres d'Accra) s'en est récemment servi pour trouver un spécialiste
capable d'opérer en urgence un nouveau-né à Accra.

"Je n'ai eu qu'à utiliser cet annuaire, appeler le spécialiste (...) Quand
l'ambulance est arrivée, ils attendaient le patient", explique-t-il. "Si
seulement, ils pouvaient entrer dans leur système tous les personnels de
santé, même les infirmiers, les sage-femmes..."

Dix-sept ans après le traumatisme du génocide, le Rwanda essaie aussi de
compenser son manque criant de médecins (un docteur pour 18.000 personnes)
grâce à cette technologie.

Le programme TRACnet, développé par l'entreprise américaine Voxiva et
utilisé dans 450 centres de santé, permet de collecter des données sur le
sida, de suivre les stocks d'antirétroviraux et de communiquer les résultats
des tests de dépistage du virus VIH.

Depuis sa mise en place, le délai pour connaître le statut des nouveau-nés
est passé de quatre mois à deux semaines.

"Le téléphone est le seul outil à notre disposition pour échanger des
données", explique Christian Munyaburanga, un formateur aux programmes de
santé électroniques. "La plupart des centres n'ont pas de connections
internet. Certains n'ont même pas d'électricité."

Le rapprochement entre les hommes tout en surmontant les différentes contraintes spatio-temporelles: c’est le plus grand bénéfice que les communautés humaines tirent des NTIC. Elles n’ont pas seulement pour mission de faciliter la production et la diffusion de l’information, elles contribuent aussi à la coordination des actions à distance dans tous les domaines de la vie de l’homme.

Aujourd’hui on ne peut plus se passer des NTIC, elles nous accompagnent dans tout, et même dans le cadre de la lutte contre la pauvreté dans laquelle plusieurs gouvernements et organisations sont engagés. On ne peut plus parler de santé sans mettre à contribution les NTIC. C'est ici que les efforts devront être conjugués pour leur utilisation à grande échelle dans les pays en développement ( surtout les pays africains ) où l'accès aus nouvelles technologies reste sélectif.

Elite Musenge