[e-med] (MSF) Maladie de Chagas pas abordée par l'Assemblée mondiale de la Santé : Une maladie encore une fois négligée

Communiqué de presse
La maladie de Chagas n’est pas abordée par l'Assemblée mondiale de la Santé
– Une maladie encore une fois négligée

   À l’occasion du 100e anniversaire de la découverte de la maladie, MSF
insiste auprès des pays affectés pour qu’ils multiplient les possibilités
                     de diagnostics et de traitements

Barcelone/Genève, le 19 mai 2009 – L’Organisation mondiale de la Santé
(OMS) a écourté la rencontre annuelle de ses ministres de la Santé en
raison des préparatifs pour la grippe A (H1N1) et a reporté les discussions
sur la maladie de Chagas. Pourtant, les changements nécessaires pour
augmenter le nombre de personnes qui reçoivent un diagnostic et un
traitement pour cette maladie négligée ne doivent pas être différés, avise
l’organisation médicale humanitaire internationale Médecins Sans Frontières
(MSF).

Rassemblant annuellement les ministres de la Santé à Genève, l'Assemblée
mondiale de la Santé de cette semaine a donné aux pays l’occasion de
s'engager collectivement afin d’intensifier la lutte contre la maladie de
Chagas, une maladie endémique tropicale grandement négligée dans beaucoup
de pays latino-américains et qui touche approximativement 14 millions de
personnes et cause environ 15 000 morts chaque année.

« Au 100 e anniversaire de la découverte de la maladie de Chagas, nous nous
serions attendus à ce que l’Assemblée mondiale de la Santé adopte une
résolution où tous les pays affectés acceptent d’intégrer dans leurs
systèmes de soins de santé primaires les soins fournis aux patients en
phase aiguë et chronique de la maladie de Chagas et d’investir davantage
dans la recherche », explique Roger Teck, directeur des opérations de MSF
en Espagne. « Les gens atteints de cette maladie négligée sont de nouveau
négligés. Cependant, même si la maladie de Chagas est maintenant retirée de
l’ordre du jour de l’Assemblée mondiale de la Santé, cela ne doit pas être
un prétexte pour rester inactifs. Les gouvernements des pays endémiques
doivent prendre leurs responsabilités grâce au développement et à la mise
en œuvre de meilleurs protocoles nationaux et internationaux pour lutter
contre la maladie de Chagas. »

Les programmes de lutte contre la maladie de Chagas se sont
traditionnellement concentrés sur la prévention de la maladie en contrôlant
les triatomes, ces insectes hématophages qui transmettent la maladie.
Cependant, l'expérience de MSF au Honduras, au Nicaragua, au Guatemala et
en Bolivie depuis 1999 a démontré que la prévention est loin d'être
suffisante.

« En mettant l’accent sur la prévention, on ignore les besoins des
personnes déjà infectées et qui souffrent en silence. Dans les pays
endémiques, les gouvernements devraient effectuer des dépistages,
diagnostiquer et traiter beaucoup plus de patients », a affirmé Gemma
Ortiz, agente principale des politiques de témoignage pour la maladie de
Chagas à MSF. « L’accès aux diagnostics et aux traitements doit être une
priorité. »

MSF conseille également aux États membres de l’OMS d’envisager de nouveaux
mécanismes de financement, comme l’attribution de fonds, pour stimuler la
recherche et le développement de meilleurs outils pour diagnostiquer et
traiter les patients atteints de la maladie de Chagas, et ce, pendant
toutes les phases de la maladie. À cause du manque d’incitatifs commerciaux
pour investir dans la recherche et le développement, la maladie de Chagas a
été négligée depuis des décennies.

La maladie de Chagas est une maladie infectieuse transmise par le parasite
Trypanosoma cruzi. Originaire d’Amérique latine, de plus en plus de cas ont
été signalés aux États-Unis, en Europe, en Australie et au Japon suite à la
migration et à la mobilité. Dans sa forme chronique, la maladie de Chagas
entraîne des maladies du cœur ainsi que la maladie du tractus
gastro-intestinal, pouvant mener à l'invalidité et au décès.

Depuis 1999, Médecins Sans Frontières a mis sur pied des projets sur la
maladie de Chagas au Honduras, au Nicaragua, au Guatemala et en Bolivie.
MSF œuvre présentement dans trois régions suburbaines de Cochabamba en
Bolivie, le pays où la prévalence de la maladie de Chagas est la plus
élevée. MSF travaille avec le ministère de la Santé bolivien dans cinq
centres de soins de santé primaires, où des enfants et des adultes jusqu'à
l’âge de 50 ans sont diagnostiqués et traités. Un nouveau projet sur la
maladie Chagas ouvrira dans la région rurale de Cochabamba cette année. MSF
a continuellement prôné un plus grand accès aux diagnostics et aux
traitements et à leur intégration dans les soins de santé primaires.

             Pour plus de renseignements, veuillez contacter :
     Barcelone : Silvia Fernandez + 34 629 734 408 (espagnol, anglais)
      Genève : Guillaume Bonnet +41 79 203 13 02 (français, anglais)

Pourrait- on avoir un petit rappel sur l'épidémiologie, le diagnostic, les
traitements et les moyens de prévention de cette pathologie.
Bonne réception

Guy Arsène OBROU
oguyarsene@yahoo.fr
+225 07 67 86 21

Un début de réponse !

http://www.pasteur.fr/ip/easysite/go/03b-00000j-0hl/presse/fiches-sur-les-maladies-infectieuses/maladie-de-chagas

Anne-Isabelle WAECHTER
Anne-Isabelle.WAECHTER@afssaps.sante.fr