[e-med] Onchocercose : traitements et effets indésirables

A 110km de la ville de Dolisie, dans le Département du Niari, le village Foralac-Matalila est entouré d'une grande rivière au nom de la Louéssé, et du grand Fleuve appélé"Fleuve Niari ",de quelques ruissellements .
Ce village a une population de 3000 habitants, possédant une usine de transformation en contres-plaqués, d'une scierie.
   
Qui est exposé à l'onchocercose ?
   
Les personnes qui vivent et travaillent près des rivières et fleuves (avec rapides ou chutes), dans lesquels les moucherons noirs (simulie) reproduisent sont les plus exposées a la maladie.
   
Les agents de santés ont fait quelques efforts pour traiter efficacement cette maladie dont en maitrise les consequences, par un medicament appélé Ivermectine ou Mectizan,utilisé dépuis 1987 dans le traitement de l'onchocercose, seulement, ils n'ont pas pris les precautions necessaires des effets secondaires de ce medicament, degats....

Alors je me demande pourquoi le Ministère de la santé n'a pas eu le temps de prevenir sur les effets secondaire qui ne coute rien, exemple : Celestene Chrono, paracetamol,etc..
La population ne veut plus poursuivre le traitement, par peur des effets secondaire, la faute revient aux autorités du Ministère de la santé du Departement, peut etre...

Ce medicament se prend une seule dose annuelle, pendant au moins 10 ans.
   
Face a cette maladie au Congo,un Programme National de lutte contre l'onchocercose a été crée dépuis 1984; son objectif principal est de traiter la maladie et les personnes exposées à cette maladie pour eviter l'apparition des troubles graves.
La nouvelle politique Nationale de la santé recommande que cette actvité soit integrée dans les formations sanitaires des zones concernées en mettant un accent sur la participation communautaire. Le Programme africain de lutte contre L'onchocercose (APOC) dont le Congo est membre dépuis le 24 mai 1996, recommandel'appropiation de la distribution de l'Ivermectine (Mectizan) par les communautés.
   
R. Borger BABACKAS
Diplomé en Sciences Pharmaceutiques
Pharmacie Croix du Nord ,Ss/ prefecture de Makabana
TEL:00242,537.89.62
borger504@yahoo.fr

Chers e-mediens,
La problématique soulevée par la distribution d'ivermectine MECTISAN ° dans le district de Makabana au Congo pose une fois encore deux des questions fondamentales dans l'organisation des soins. Tout d'abord, la nécessité d'informer les patients sur les risques liés à la prise médicamenteuse. En l'absence de communication soignants/patients, on constate une mauvaise observance, et donc une impossibilité de résoudre un problème de santé, bien que les médicaments soient disponibles et le traitement simplifié. Rendez vous compte, une prise unique pour régler un problème de santé publique !
Mais il y a aussi le fait que l'administration aux patients de médicaments régis par des protocoles précis doit être rigoureuse, de façon à éviter les effets secondaires qui peuvent avoir des conséquences redoutables. En effet, je ne suis pas spécialiste en parasito (il faudrait poser la question au Pr Kombila), mais il me semble me souvenir que l'ivermectine est active sur de nombreuses filaires. Lorsqu'un patient est polyparasité, les microfilaires autres que Onchocerca volvulus présentes dans son organisme, sont également lysées. Ceci peut entraîner non seulement des démangeaisons, mais aussi des chocs en cas de lyse massive. Il convient donc d'utiliser l'ivermectine dans les programmes de lutte contre l'onchocerchose sous contrôle médical et surtout en ayant un bilan parasitaire du patient. Au début du programme ivermectine, mais il me semble que c'est toujours le cas, la distribution de ce produit était soumis à un suivi très précis et en particulier: il était
nécessaire de réaliser une pharmacovigilance selon des modalités très encadrées. Est-ce toujours de cette façon que fonctionnent les programmes onchocercose ?
En tout état de cause, il semble, à la lecture de ce message que la formation du personnel soignant n'a pas conduit aux résultats espérés, et qu'il reste beaucoup à faire en matière de support aux patients.
Mais n'est-ce pas aussi le rôle des pharmaciens ?

Hélène DEGUI, hdeguifr@yahoo.fr
tel : 06 62 40 29 84

----- Message d'origine ----

La "dévolution" des programmes ONCHO au niveau national effectuée
   voici environ une décennie a fait suite à d'immenses programmes
   régionaux de lutte antuivectorielle qui ont obtenu des résultats à la
   hauteur des immenses moyens mis en oeuvre.

   Le "contrôle" de la maladies par l'ivermectine semblait suffisante
   pour l'élimination du réservoir humain, médicament délivré
   gratuitement sous réserve de présenter un programme de lutte à l'OMS.

   Le contrôle de cette maladie revêt une importance majeure par les
   conséquences individuelles essentiellement la cécité mais aussi
   économiques pour lson impact sur la mise en valeur les nombreux
   bassins hydrologiques propices à la culture et à l'élevage. Même si on
   est loin de la situation désastreuse des années 60 à 70, la vigilance
   doit restée accrue par l'administration du seul traitement connu et
   très efficace, l'Ivermectine et contrôler strictement la prise peut
   contraignante avec la moblisation des acteurs politiques et
   économiques.

   Damien OTT médecin de santé publique.

la question de fond est de savoir dans quelles conditions éteint prescrits
ces traitements ivermectine?

Jean loup REY
médecin de santé publique
Le Barry
04180 Villeneuve
06 16 53 83 30

Bonjour,

En RDCongo,la distribution de l'ivermectine a posé des
problèmes concernant les effets secondaires graves,en
effet ,notre jeune système de pharmacovigilance avait
détecté des cas d'une dizaine des morts observées en
2003 dans la Province Orientale(Nord-Est de la RDC) et
la Province du Bas Congo (Sud- Ouest)en 2004 ,les
effets étaient provoqués par une sorte de thrombose
dans cappilaires du cerveau due à l'accumulation des
débris de microfilaires loa-loa qui se trouvent en
coendémicité avec ceux de l'onchocercose après la
prise de ce médicament par la population dans les
zones forestières. L'effet indesirable observé etait le
coma avec décès après quelques jours de prise en
charge incorrecte.
Le programme a été mommentanement arrêté et des études
de détection des zones de coendemicité
onchocercose-loa loa ont permis aujourd'hui d'éliminer
les zones à forte coendemicité, de la distribution
communautaire de l'ivermectine tandis que dans les
zones à traiter, un dispositif de prise en charge
rapide avec des solutés massifs a été mis en place
pour la gestion des effets secondaires.
Aujourd'hui le programme a repris avec moins des
problèmes.

Franck Biayi
Point Focal Pharmacovigilance
Directeur Adjoint au
Programme National d'Approvisionnement
En Médicaments Essentiels
Ministère de la Santé
Kinshasa/RDCongo
Tél:00243 81 812 58 38