[e-med] Trop dépister les cancers nuit-il à la santé ?

Trop dépister les cancers nuit-il à la santé ?

Prescrire

Quand le dépistage fait débat

Chers collègues,

Lors de la remise du Prix Prescrire 2012, le 4 octobre dernier, une
conférence-débat accompagnait l'événement. Elle avait pour thème "Trop
dépister les cancers nuit-il à la santé ?" et s'appuyait sur l'exemple du
dépistage organisé du cancer du sein.

Les textes, diapositives et vidéos disponibles, en libre accès libre ici

http://www.prescrire.org/fr/3/31/48181/0/NewsDetails.aspx

Peter Gøtzsche, spécialiste de renommée mondiale des synthèses méthodiques
des données d'évaluation, examine depuis de nombreuses années le dossier du
dépistage des cancers du sein. Il est venu présenter son analyse des limites
de l'efficacité - modeste - de ce dépistage, et des dommages, réels et
fréquents, qu'il provoque.

Ces limites et effets indésirables sont trop souvent passés sous silence
dans les campagnes publiques d'incitation au dépistage, en France notamment.
Ce qui ne permet pas aux femmes de se déterminer en toute connaissance de
cause.

Pour Prescrire, il est temps, en France comme ailleurs, de dépasser les
querelles d'écoles et les controverses stériles, empreintes d'émotion,
d'irrationnel et parfois de mauvaise foi. Pour décider de l'opportunité ou
non d'un dépistage organisé des cancers du sein, il est temps de s'appuyer
sur les données d'évaluation et de peser le pour et le contre avec les
femmes, premières concernées, les professionnels et les "décideurs" en santé
publique. Sans a priori, publiquement, en toute transparence, et sans
craindre d'exposer les incertitudes qui entourent toute décision en santé.

Espérant vous avoir fourni une information utile à votre pratique,
B. TOUSSAINT
Directeur éditorial

Davantage d'informations sur les ouvrages ayant reçu le Prix Prescrire 2012
dans le numéro 348 (octobre 2012) de Prescrire, et sur le site
www.prescrire.org.

Présenté ainsi la réponse est forcément OUI
Si c'est trop c'est mauvais!

La question est "comment savoir si c'est trop,"
Encore une fois c'est une question de balance "bénéfices / risques"
Et donc de déterminer un seuil

Dépister tous les 6 mois = trop de risques
Dépister tous les 2 ans = plus d'avantages
Dépister avant 50 ans = risques
Dépister après 60 ans = avantages

Entre les deux ???

On peut souhaiter un débat mais qui va l'organiser? Qui va superviser? Qui
va décider?
La question devra-t-elle être "quel seuil?"

JL Rey santé publique