E-MED:VIH/Sida et ARV : jouer la carte du r�alisme (C�te d'Ivoire)
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VIH/Sida et ARV : jouer la carte du r�alisme
Fraternit� Matin (Abidjan)
10 Avril 2003
Publi� sur le web le 10 Avril 2003
Elvis Kodjo
Abidjan
Que choisir entre un m�dicament de sp�cialit� qui co�te au bas mot 50 000 F
et un m�dicament g�n�rique, sans prestige, mais moins on�reux dans un pays
o� le salaire minimum garanti s'�l�ve � 36 000 F tout juste ? La r�ponse
appara�t en filigrane dans les propos du ministre de la Lutte contre le
Sida, hier au CHU de Treichville : "Au-del� de l'esprit de ce terme (Ndlr,
g�n�riques) et de la mauvaise publicit� faite � ce groupe de m�dicaments
tax�s de qualit� inf�rieure ou douteuse, vous devez, en tant qu'acteurs de
terrain et praticiens chevronn�s jouer la carte du r�alisme, mettre en
balance la demande et l'offre actuelles, pour privil�gier l'efficacit� ".
Mme Christine N�bout Adjobi s'adressait ainsi � un parterre de sp�cialistes
et d'animateurs d'ONG engag�s dans la lutte contre le sida � l'ouverture
d'un atelier ayant pour th�me : "Recherche de consensus national sur la
possibilit� d'utilisation d'antir�troviraux g�n�riques".
L'Etat ivoirien, il faut le rappeler, subventionne depuis 1998 les
antir�troviraux. Les d�penses en la mati�re, soulignera Mme Adjobi, sont
pass�es de 600 millions � 750 millions au cours des quatre derni�res ann�es.
Cette subvention ne b�n�ficie cependant qu'� 2000 malades seulement sur les
9000 �ligibles. "Les ressources actuelles de l'Etat et la situation d'apr�s
guerre que s'appr�te � vivre la C�te d'Ivoire ne militant pas en faveur
d'une augmentation de cette subvention ", il appara�t plus que jamais
n�cessaire, indiquera Mme Adjobi, d'�tre "r�alistes et pragmatiques" afin de
"r�soudre globalement le probl�me du million de personnes vivant avec le
VIH/sida que compte la C�te d'Ivoire".
La c�r�monie d'ouverture de cet atelier qui prendra fin aujourd'hui, a �t�
�galement marqu�e par l'intervention du Dr Bah K�ita, au nom du repr�sentant
r�sident de l'OMS. L'Organisation mondiale de la sant�, soulignera-t-il, a
fait de l'acc�s universel aux soins et au traitement un principe qu'elle
s'attache � promouvoir en tant que droit de l'homme.
Tout en suivant de pr�s les effets positifs de la concurrence sur le march�
des anti-retroviraux, l'OMS, a-t-il indiqu�, reste disponible pour plaider
la r�duction des prix desdits m�dicaments, afin d'accro�tre leur
accessibilit� au plus grand nombre possible des personnes infect�es.
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