IPP au long cours : surcroît de cancers gastriques et de récidives
Revue Prescrire
avril 2025
Les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) sont largement utilisés
dans les reflux gastro-œsophagiens et les ulcères gastroduodénaux.
L’arrêt d’un traitement de plusieurs semaines par IPP expose à un
rebond d’acidité. Ce rebond conduit souvent à reprendre le traitement,
alors que la prise prolongée d’un IPP expose à des effets indésirables
parfois graves : des infections digestives, dont des colites
pseudomembraneuses, et peut-être d’autres infections telles que des
pneumonies et des listérioses ; des fractures osseuses ; des
malabsorptions de la vitamine B12 et des hyponatrémies. En 2017, le
suivi d’une cohorte d’environ 350 000 patients pendant presque 6 ans a
montré une mortalité toutes causes confondues plus grande sous IPP que
sous antihistaminique H2, en lien avec la durée d’exposition (1à3).
La suite est réservée à nos abonnés. Déjà abonné ? Se connecter