Bonjour Jean Loup,
Merci pour ton mail qui me permet de développer un peu mon argumentaire.
En réalité je suis très irrité par le fait que la fiscalité Française est uniquement tournée vers le paiement des intérêts de la dette et rien d'autre. Aujourd’hui nous ne faisons que payer les intérêts, le capital lui, n'est pratiquement pas remboursé. Mais les intérêts de la dette, c'est le profit des banques.
L'assurance de ces profits plonge petit à petit, toute la population Française dans la pauvreté (augmentation des impôts et diminution des prestations sociales). Nous en sommes à deux millions de pauvres et le chiffre ne cesse de croître.
Alors lorsque nous demandons un effort pour UNITAID, a qui le demandons nous?... Aux pauvres comme d'habitude. A aucun moment nous nous posons la question de l'équité de l'effort. Les banques doivent continuer à se gaver comme jamais, et si un effort doit être demandé, et bien c'est à celui qui prend l'avion. C'est profondément injuste. Mais évidemment, c'est facile. Et les nantis n'ont pas à payer. Tout le monde est content... sauf celui qui travaille. Talleyrand disait qu'un mécontent est un pauvre qui réfléchit, c'est vrai.
Les impôts indirects surgissent de tous cotés et n'entrent pas dans le calcul de l'augmentation des impôts nationaux. C'est tout bénéfice pour l'état qui continue à enrichir les riches et appauvrir les pauvres, mais de façon totalement invisible. L'idée de cette taxe sur les billets d'avion participe à ce jeux de dupes et consolide l'idée que l'état ne doit pas participer à l'effort, mais doit laisser cela aux bureaucrates de tous poils capables d'inventer des prélèvements indirects là ou on ne les attends pas.
Alors oui il faut financer UNITAID (même si les décaissements se font lentement, c'est parfois plus prudent) mais de façon juste, et mettre un peu d'étique dans la participation à l’effort. Informer les "représentants de l'état" qu'ils doivent dépenser l'argent public comme le veulent les citoyens et pas comme il le font.
C'est curieux comme pour certaines choses (par exemple le financement d'opérations militaires en Afghanistan ou en Ukraine) pas besoin de taxes sur les billets d'avion... L'argent est disponible et même sans consulter le contribuable. Et hop! on dépense 11 milliards d'euros pour faire tuer une centaine de soldats Français en Afghanistan. Mais on ne trouve pas de ressources pour financer UNITAID.
Ce ne serait pas de ce côté qu'il faut développer nos efforts de lutte? Informer nos cher députés pour qu'enfin l'argent aille là ou il doit aller? Et selon notre volonté et pas celle des grands lobbying?
C’était un peu ce que je voulais défendre dans mon dernier mail.
Nous devons vraiment contrôler les dépenses de l'état et cesser d'inventer de nouvelles taxes.
Bien amicalement,
Jean Louis ROCHE