[e-med] (2)Abidjan : la poubelle des produits pharmaceutiques

Chers e-mediens,

Nous croyions que la Côte d'Ivoire était pour le moment le pays ouest africain le plus protégé de ce désastre: sanitaire sur le plan de la santé publique, économique et social pour les Pharmaciens et les populations tous victimes du non engagement des autorités.
En Guinée, nous en avons tellement parlé que nous sommes persuadé que les autorités au delà des théories ne font rien et laissent impunément les gens violer les règles les plus élémentaires de loi et de la déontologie pharmaceutique.Le Président du Conseil de l'ordre des Pharmaciens de Guinée monte tous les jours aux antennes des radio pour fustiger ces pratiques malsaines mettant en danger tous les jours la vie de nos populations, et les autorités ne prennent aucune décision.
Si la Côte d'Ivoire est tombée dans ça, avec l'un des marchés pharmaceutiques les plus performants de l'Afrique de l'Ouest, c'est que le feu est dans toutes les cases et que tout le monde doit se lever (professionnels de Santé et autorités politiques) pour mettre hors d'état de nuire ces fossoyeurs de la santé.

    Dr Diallo Thierno Mamadou
    Pharmacien Responsable/Guinée-Pharma
  Bp:3216 Ckry/Tél:(+224) 60291803/64212468
Fax: 001 425 491 6654

    E-mail:tkare2000@yahoo.fr

SOLIDARITE INTER STRUCTURES HOSPITALIERES
Le programme Esther mis en branle
Par Cheikh Tidiane MBENGUE | SUD QUOTIDIEN | mercredi 17 octobre 2007
http://www.sudonline.sn/spip.php?article6265

Réseau international de solidarité entre structures hospitalières, le
programme Esther (ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière
réseau) vient de mettre en branle une série d’interventions au Sénégal.
Dans ce cadre une enveloppe de près de 400 millions de francs a été
débloquée pour le Chu de Fann et le centre Albert Royer.

Signé en avril 2002, le partenariat vient de bénéficier de deux
importantes enveloppes. La première portant sur 210.616.110 Fcfa et
concerne le CHU de Fann. La structure voit ainsi sa capacité de référence
renforcée. Les laboratoires de parasitologie, de bactériologie, les
services de pneumologie, les maladies infectieuses et le centre de
traitement ambulatoire vont bénéficier d’un important équipement afin de
pouvoir traiter 500 malades. La seconde subvention qui s’élève à 193 084
060 Frs Cfa, est destinée à l’hôpital Albert Royer. L’objectif est de
renforcer le plateau d’équipement et le matériel. Ainsi 300 enfants
devraient bénéficier d’une prise en charge globale incluant tout le paquet
de services de base.

Le Dr Karim Diop, coordonnateur national du programme Esther / Sénégal
soutient que le sens de ce programme est de renforcer les capacités pour
un partenariat nord-sud en développant la continuité des soins. La
subvention allouée à l’hôpital Fann va renforcer en particulier le
laboratoire d’Albert Royer pour une meilleure prise en charge globale des
enfants qui auparavant faisaient leur examen dans d’autres structures
sanitaires.

Quant au Professeur Pierre Marie Gerard, coordonnateur de l’Agence
nationale de recherche sur le Sida en France, il s’est réjoui du caractère
et de l’importance du projet dont les objectifs, s’ils sont atteints, vont
permettre d’entamer la seconde phase du projet.

Le Sénégal est ainsi le premier pays à avoir signé cet arrangement
administratif avec Esther qui engage le ministère français de la Santé et
celui du Sénégal depuis le 12 avril 2002. Cet arrangement a été signé par
le Pr Awa Coll Seck et le Dr Bernard Kouchner actuel ministre de la
Coopération. Toutes les conventions hospitalières entre les hôpitaux
partenaires ont été signées également simultanément.

L’objectif est de former tous les acteurs clé du projet à la prise en
charge des adultes et des enfants atteints du Vih/Sida, de renforcer les
équipements de santé pour le suivi médical et biologiques des patients et
organiser un circuit d’approvisionnement et de distribution des
médicaments, y compris les Arv. Le projet vise également à renforcer et à
étendre les actions de prévention de la transmission du Vih mère-enfant
entre autres et de renforcer le diagnostic et le traitement des infections
opportunistes.

Gabon : Lancement du 9e Forum pharmaceutique international

Le Forum pharmaceutique international qui, depuis 2000, réuni chaque année
dans un pays différent les professionnels, scientifiques et décideurs du
milieu pharmaceutique africain tiendra sa neuvième édition en juin
prochain à Libreville. Le lancement officiel de cette prochaine rencontre
a eu lieu le mardi 17 octobre dernier à Libreville.
http://www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=2532

La capitale du Gabon va accueillir du 4 au 6 juin 2008, le 9e Forum
pharmaceutique international dont le lancement a eu lieu le 17 octobre
dernier à Libreville. Organisé chaque année depuis 2000 sous l’égide de
l’Inter Ordre des pharmaciens d’Afrique (IOPA), de l’Inter syndicale des
pharmaciens d’Afrique (ISPHARMA) et de l’Association des centrales d’achat
des médicaments essentiels (ACAME), ce forum est un espace de réflexion
professionnelle permettant aux pharmaciens africains de différentes
nationalités d’échanger des expériences et de réfléchir sur les maux, les
défis et les enjeux de cette corporation en Afrique.

Chaque édition table sur un thème permettant, entre autres,
l’actualisation de la connaissance du terrain, la veille scientifique et
les échanges y relatifs ainsi que la participation à l’amélioration des
politiques de santé publiques dans les pays concernés. Le thème de la 9e
édition que va abriter Libreville a pour intitulé « Place et rôle du
pharmacien face aux défis de santé publique en Afrique ».

La pertinence de ce thème tient en ce que le pharmacien est un élément clé
du dispositif des politiques de santé publique. Il a une responsabilité
importante et « un rôle social, de conseiller, de confident toujours au
service et à l’écoute des populations pour l’amélioration de leur vie au
quotidien », ainsi que l’a souligné le Dr Serge aimé Issembè, président de
l’Ordre des pharmaciens du Gabon et enseignant à la faculté de médecine de
Libreville. L’exemple donné à cet effet, par le même orateur, sur la
gestion par les pharmaciens de la récente épidémie de Chikungunya au Gabon
a été suffisamment éloquent pour illustrer ce rôle.

Organisée par l’Ordre national des pharmaciens du Gabon, la cérémonie de
lancement de ce forum a enregistré la participation de nombreux
pharmaciens venus de nombreux pays africains. Entre autres, le Dr Fodé
Fofana, président de l’IOPA ; le Dr Boniface Okouya, président de
l’ISPHARMA et le Dr Parfait Kouassi K., président de l’Ordre des
pharmaciens de Côte d’Ivoire. Les différentes interventions de ceux-ci,
aussi bien dans les allocutions d’ouverture que lors du débat avec la
presse, révèlent la haute teneur des échanges au sein du forum.

Les huit mois qui séparent la cérémonie de lancement à la tenue proprement
dite du 9e Forum pharmaceutique international, permettront aux
organisateurs de peaufiner les différentes déclinaisons du thème central,
de gérer la préparation de la documentation et des communications, de
planifier l’organisation des commissions et de finaliser tous les autres
aspects de la tenue d’un forum international (logement, restauration,
hébergement transport, etc.).

Le Parlement renforce la lutte contre la contrefaçon

Il y a 1 jour

PARIS (AFP) — Le Parlement a renforcé mercredi, par un ultime vote du
sénat, l'arsenal juridique français dans la lutte contre la contrefaçon,
un "fléau insupportable" qui porte atteinte à l'emploi, à l'innovation et
à la sécurité du consommateur, selon les parlementaires.

L'adoption définitive du projet de loi d'Hervé Novelli (Commerce
extérieur) sur la lutte contre la contrefaçon a été obtenue après un vote
conforme des sénateurs du texte approuvé le 2 octobre par les députés.

L'ensemble des groupes ont voté en faveur du projet (291 pour, 0 contre,
30 abstentions). Le groupe communiste s'est abstenu, voulant dénoncer la
faiblesse des moyens accordés par le texte gouvernemental.

Le projet de loi transpose en droit français, avec plus d'un an de retard,
la directive européenne du 29 avril 2004. Il couvre les droits d'auteur,
marques, dessins et modèles, brevets, certificats d'obtention végétale et
jusqu'aux appellations d'origine et indications géographiques.

"La contrefaçon, jadis artisanale et limitée, comporte aujourd'hui de très
lourdes conséquences: elle entraîne des suppressions d'emplois ainsi que
des pertes de produits fiscaux, elle pénalise l'innovation, elle compromet
la sécurité du consommateur", a souligné le rapporteur Laurent Béteille
(UMP).

Pour le sénateur de l'Essonne, "les produits de contrefaçon sont
dangereux". "Au mieux, un faux médicament ne soigne pas, au pis, il
aggrave le mal. Des jouets dangereux mettent les enfants en périls et les
faux cosmétiques ignorent les allergies", a-t-il souligné.

De nombreuses affaires de contrefaçon ont défrayé la chronique en France
ces dernières semaines: saisie à Lyon le 2 octobre de plusieurs milliers
de consoles de jeux, écouteurs, poupées et autres jouets contrefaits
importés de Chine, action en justice le 10 octobre du groupe Hermès pour
la vente par internet de sacs contrefaits, destruction mardi par les
douanes finlandaises de 54.000 étuis métalliques fabriqués en Chine et
destinés à du faux Cognac...

"Ce texte est attendu par les acteurs de la lutte contre la contrefaçon.
Il apporte à notre pays des instruments civils et pénaux, considérablement
renforcés", s'est félicité M. Novelli.

Selon le secrétaire d'Etat, la contrefaçon représente "jusqu'à 10% du
commerce mondial" pour un montant "compris entre 250 et 400 milliards
d'euros par an".

Avec ce texte, les victimes seront mieux indemnisées, avec la prise en
compte de l'importance des bénéfices réalisés par le contrefacteur. Le
projet de loi consolide aussi les procédures de saisie et les personnes
arrêtées en possession de contrefaçons devront fournir des informations
sur l'origine, pour remonter les réseaux.

Près de 130 amendements ont été adoptés au fil des navettes. Les sénateurs
ont notamment introduit la notion de circonstance aggravante pour atteinte
à la sécurité ou à la santé des personnes et des animaux. Les députés ont
décidé de sanctionner, au même titre que la contrefaçon, la réimportation
en France des médicaments vendus à bas prix dans les pays pauvres.

Paludisme: Bill et Melinda Gates pour un nouvel engagement mondial
http://www.afriquenligne.fr/actualites/sante/paludisme:-bill-et-melinda-
gates-pour-un-nouvel-engagement-mondial-2007101810780/

Dakar, Sénégal - Bill et Melinda Gates ont appelé les décideurs du monde
entier à adopter "un objectif audacieux: voir un jour disparaître le
dernier cas de paludisme chez l’être humain et le dernier moustique
porteur du parasite", souligne un communiqué de presse transmis jeudi à la
PANA à Dakar.

Cet appel a été lancé mercredi soir à Seattle, aux Etats-Unis, lors d’un
forum de deux jours rassemblant 300 éminents spécialistes du paludisme,
scientifiques et décideurs venus du monde entier.

"Les avancées de la science et de la médecine, les résultats prometteurs
de la recherche et la prise de conscience croissante au niveau mondial
font que nous avons aujourd’hui une occasion historique, non seulement de
traiter et d’endiguer le paludisme, mais aussi d’entamer une campagne de
longue haleine pour son éradication", a déclaré Melinda Gates.

Le paludisme tue chaque année plus d’un million de personnes, dont une
majorité d’enfants. La campagne d’éradication lancée dans les années 1950
s’est soldée par un échec quelques années plus tard, du fait de la baisse
des contributions des donateurs et d’un phénomène croissant de résistance
aux médicaments et pesticides.

Les campagnes anti-paludisme ont, dès lors, surtout cherché à endiguer la
pandémie plutôt que de l’éradiquer.

"Nous avons une occasion réelle d’établir des partenariats, de générer la
volonté politique nécessaire et de développer les avancées scientifiques
indispensables pour mettre fin à ce fléau", a dit, pour sa part, Bill
Gates, ajoutant: "Nous n’arrêterons pas notre combat tant que le paludisme
ne sera pas éradiqué".

M. Gates a ensuite souligné que "l’afflux d’un grand nombre de nouveaux
intervenants", comme le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la
tuberculose et le paludisme, le programme "Malaria Booster" de la Banque
mondiale et la "Malaria Initiative" du président américain ont apporté une
énergie et des ressources nouvelles à la lutte mondiale contre le
paludisme. A eux tous, ces différents projets ont consacré 3,6 milliards
de dollars US à la lutte contre la maladie et sont en passe d’être
déployés dans plus de 70 pays.

Bill Gates a également fait l’éloge des Etats africains ayant mis en œuvre
des campagnes de lutte contre le paludisme globales et dynamiques, saluant
notamment les efforts de la Zambie, "dont la campagne nationale est un
exemple et une source d’inspiration".

Un nouveau rapport de l’UNICEF publié à l’occasion de ce forum atteste des
progrès impressionnants réalisés par les récentes campagnes de lutte
contre le paludisme. Entre autres résultats, on note que le nombre annuel
de moustiquaires imprégnées distribuées a plus que doublé ces dernières
années, passant de 30 millions en 2004 à 63 millions en 2006.

En outre, les acquisitions mondiales de traitements par artémisinine (ACT)
en association –traitement le plus efficace contre le paludisme– sont
passées de 3 millions de doses en 2003 à 100 millions en 2006.

Pour contribuer à tirer parti de ces progrès, M. et Mme Gates ont exhorté
les candidats à l’élection présidentielle américaine à s’engager à
soutenir la "Malaria Initiative", projet lancé par George W. Bush en 2005
et doté de 1,2 milliard de dollars US.

Bill Gates a déclaré à leur intention: "Si vous occupez la Maison-Blanche,
vous hériterez d’un engagement record en faveur de la lutte contre le
paludisme. Le monde a besoin que vous l’honoriez et le développiez. Le
paludisme ne sera jamais éradiqué sans le soutien massif du président des
Etats-Unis".

Pour M. Gates, "l’extraordinaire ampleur des recherches en cours sur les
médicaments, les vaccins et autres outils de contrôle de l’épidémie est
une autre raison d’être optimiste pour l’avenir de la lutte contre le
paludisme".

Les bénéficiaires de financements de la Fondation Gates ont récemment
enregistré d’importantes avancées scientifiques en matière de vaccins. A
ce sujet, de nouveaux résultats de l’étude de la "PATH Malaria Vaccine
Initiative", publiés dans le "Lancet", montrent que le vaccin antipaludéen
RTS, est dénué de danger et est susceptible de réduire de façon
significative le risque d’infection chez l’enfant.

Dans cette étude portant sur 200 enfants en bas-âge, le vaccin a permis de
réduire le nombre de nouveaux cas de 65% sur une période de trois mois et
demi. Un essai de phase III à grande échelle commencera l’an prochain sur
dix sites en Afrique.

Concernant les médicaments, la "Medicines for Malaria Venture", qui étudie
de nouveaux traitements pour venir à bout des résistances aux remèdes
actuels, a développé le plus vaste portefeuille d’antipaludéens de
l’histoire. Une autorisation de mise sur le marché est attendue l’an
prochain pour un traitement pédiatrique amélioré.

Pour ce qui est de la lutte contre les moustiques, le "Innovative Vector
Control Consortium" développe actuellement de nouveaux insecticides
améliorés pour contrôler les populations d’anophèles responsables de la
transmission du paludisme.

Ces nouveaux vaccins, médicaments et insecticides contribueront à "briser
le cycle de la transmission et mettre fin à la maladie", a déclaré Melinda
Gates, ajoutant que "le secteur privé et les institutions publiques de
recherche doivent continuer d’investir dans de nouveaux outils pour faire
de l’éradication du paludisme une réalité".

M. et Mme Gates ont fait part de ces remarques lors d’une réunion
rassemblant des chercheurs spécialistes du paludisme, de grands
responsables de la santé mondiale, des experts et des membres de
gouvernement venus du monde entier. La réunion se déroule du 16 au 18
octobre à l’hôtel Sheraton de Seattle. Certaines de ses séances seront
retransmises sur le site www.kaisernetwork.org.

Dakar - 18/10/2007

Panapress

Enfin des résultats prometteurs pour un vaccin
Une équipe de chercheurs a observé l'efficacité et l'innocuité d'un
candidat vaccin contre le paludisme sur une population de 214 nourissons.
Un espoir pour l'Afrique, où cette maladie tue chaque année 800 000
enfants de moins de 5 ans.
  http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=78861

Le prototype le plus avancé de vaccin contre le paludisme, le RTS,S, que
teste actuellement au Mozambique le médecin espagnol Pedro Alonso, a passé
avec succès l'"examen de bonne conception" nécessaire pour continuer les
essais thérapeutiques. La dernière étude réalisée sur des bébés de moins
d'un an a démontré que le candidat vaccin était sûr et bien toléré par
cette classe d'âge critique, celle où l'infection est la plus mortelle. En
outre, les essais montrent son efficacité : dans 65 % des cas, il a permis
d'éviter les nouvelles infections et, encore plus important, il réduit la
fréquence des crises de paludisme – quand la maladie donne des douleurs
terribles accompagnées de fièvres intenses – dans 35 % des cas.

Ces résultats espérés depuis si longtemps ont été rendus publics hier dans
deux lieux bien distincts : l'édition électronique du magazine médical de
référence The Lancet et le congrès réunissant à Seattle, aux Etats-Unis,
experts du paludisme et donateurs.

L'ensemble des travaux présentés à cette réunion laisse penser que le
vaccin contre le paludisme n'est pas une chimère. Et l'étude présentée par
Pedro Alonso répond à une question cruciale : savoir si un tel vaccin
serait supporté par des nourrissons de moins d'un an. Sur le million de
morts dont le paludisme est responsable chaque année dans le monde, près
de la moitié sont des enfants de moins de douze mois.

Les travaux d'Alonso montrent que les bébés supportent bien le produit et
que celui-ci les protège après trois mois de traitement, à raison de trois
doses protectrices. Il est cependant à noter que, durant tout le test, les
nourrissons ont dormi à l'abri de moustiquaires imprégnées d'insecticide.
On sait qu'il s'agit d'un très bon moyen de prévention, et qu'il a donc dû
aider aux bons résultats du candidat vaccin.

Les essais menés au Mozambique n'avaient a priori pas pour objectif de
prouver l'efficacité du traitement mais son innocuité sur des bébés. Il
est donc nécessaire que de nouveaux essais soient menés, à plus grande
échelle et en suivant un protocole plus spécifique. Mais dans tous les
cas, il s'agit d'une bonne nouvelle pour l'Afrique, un continent pour
lequel n'importe quelle avancée en matière de lutte contre le paludisme
signifie des milliers de vies sauvées.
N. Ramírez de Castro
ABC

Le Pays du 11/10/07
Par Séni DABO
Le Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME), en collaboration avec
l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) et Programme conjoint de
l’ONU contre le Sida (ONUSIDA) organise du 9 au 10 octobre 2007 à
Ouagadougou un atelier de réflexion pour une politique sous- régionale
d’accès aux antirétroviraux (ARV) en Afrique de l’Ouest.

Dans l’optique de favoriser l’accès universel aux soins, le Réseaux Accès
aux Médicaments Essentiels (RAME) a élaboré un plan d’action pour la période
2006- 2008. Parmi les actions ciblées par ce plan, figure la promotion de la
mise en place d’une politique sous régionale d’accès aux ARV. Réseau de
plaidoyer par nature, le RAME a donc opté pour le plaidoyer auprès des
institutions sous-régionales habiletées à élaborer des politiques
favorisant l’accès gratuit aux ARV par tous les malades. Mais que faut-il
dire aux autorités ? Que faut-il mettre dans la politique nationale et/ou
sous régionale souhaitée. C’est pour apporter des réponses à ces questions
et à de bien d’autres que le RAME organise un atelier de réflexion de 2
jours (du 9 au 10 octobre 2007) à Ouagadougou. La rencontre donnera lieu de
représentation et à l’amendement du dossier de plaidoyer pour la politique
sous- régionale d’accès aux ARV, à des discussions sur les actions urgentes
des autorités et des institutions nationales ainsi que les partenaires
financiers et de coopération internationale, relativement à la politique
sous- régionale en question. A la même rencontre, seront évoqués la
stratégie de plaidoyer sous-régionale pour une politique sous régionale
d’accès aux ARV, l’implication des centrales d’achats nationales dans
l’approvisionnement en ARV à travers l’exemple de la CAMEG du Burkina ainsi
que le rôle et les perspectives de l’associations des centrales d’achats des
médicaments (ACAME) pour l’accès aux antirétroviraux en Afrique. D’accès
aux ARV, il en sera également question au cours de la rencontre à travers la
situation actuelle et les défis sur le continent noir, la politique de la
Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en matière.
A son terme, l’atelier devra permettre d’obtenir un engagement des autorités
nationales et des organismes d’intégration africaine présents au Burkina
pour une politique sous- régionale d’accès aux ARV, de convaincre les
participants sur la faisabilité et l’impact possible d’une politique
sous-régionale d’accès aux antirétroviraux. Il devra également de déterminer
le rôle des autorités politiques burkinabé dans la mise en place d’une
politique sous-régionale d’accès aux ARV, d’adopter une stratégie de
plaidoyer sous régionale pour une politique d’accès aux antirétroviraux en
Afrique de l’Ouest. Dans son discours à la cérémonie d’ouverture, le
coordonnateur du RAME, Simon Kaboré, énumérant les raisons qui rendent
indispensable l’existence d’une politique commune d’accès aux ARV, a relevé
que celle-ci offrirait beaucoup d’opportunités aux pays de la sous région en
terme d’exploitation des flexibilités législatives sur le commerce mais
aussi en terme de réduction des coûts par l’économie d’échelle. Pour lui, il
est temps de passer à l’action plutôt que de se contenter de séminaires,
colloque, panels et autres ateliers dont les conclusions, pleines d’espoir,
sont des « tas de papier froid soigneusement rangés parmi les décors des
bureaux » Le coordonnateur de l’ONU SIDA au Burkina, Dr. Mamadou Lamine
Sakho qui a donné le coup d’envoi de la rencontre, a fait savoir que le
thème de l’atelier concorde avec la rencontre de Brazzaville tenue en mars
2006 et qui a jeté les bases de la lutte continentale contre le Sida.
C’est la raison pour laquelle l’ONU SIDA apporte son soutien au présent
atelier et, foi de son coordonnateur au Burkina, « restera attentive aux
résultats qui sortiront et s’engage à toujours accompagner le plaidoyer tant
qu’il offre des gages d’amélioration de l’accès universel à des soins contre
le VIH/SIDA ». En terme de données sur le Sida, l’Afrique de l’Ouest est
présentée comme l’une des parties de l’Afrique subsaharienne les plus
touchées même si on constate une baisse progressive ces dernières années.
Selon les données récentes le taux sous-régional varie entre 1 et 5 %
suivant les pays. Sur les 40 millions de PVVIH recensés dans le monde, 65%
vivent en Afrique. Sur ce total, 5 millions n’ont toujours pas accès aux
antirétroviraux.

Simon KABORE
Coordonnateur du Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)
Tel/fax: (226) 50 34 55 32
GSM: (226) 70 24 44 55
E-mail alternatif: simonkabore@gmail.com
04 BP: 2520 Ouagadougou 04
Burkina Faso
Skype: kaboresimon

-----Message d'origine-----

encore un séminaire de plus....
tout le monde veut s'intéresser à l'accès aux ARV mais il n'y a toujours pas
de politique concertée!

Le Fonds mondial; UNITAID, la Fondation Clinton, la Fondation Gates etc..
négocient des prix auprès des fournisseurs et ils obtiennent des résultats
très intéressants.
laissons les faire !

Ce qui manque maintenant c'est l'environnement humain et technique pour
distribuer et dispenser ces médicaments.

C'est sur ces points qu'il faut travailler et se battre.
Et comme pour ces actions il y a besoin aussi de moyens financiers (et oui)
il faut demander aux organismes cités ci dessus qu'ils consacrent une partie
de leur budget à la formation et à l'amélioration du plateau technique
nécessaires à une bonne distribution et dispensation

Jean loup REY
médecin de santé publique
Le Barry
04180 Villeneuve
06 16 53 83 30

Bonjour , N'y a-t-il pas une erreur de date [dans le message faisant état de la tenue de l'atelier du 9 au 10 octobre 2007]?
Cordialement
Odette PION ;
PSF CI

---
[Voici la réponse de Simon KABORE à cette question. JS modérateur E-med]

Je suis désolé de la confusion née de l'article qui n'est pas de notre organisation, mais plutôt d'un journaliste indépendant. Le temps (de conjugaison) au présent qu'il a utilisé au début de son article, qui est reportage de la cérémonie d'ouverture de l'atelier, peut en effet laisser croire que celui-ci est à venir. Mais plus loin dans la lecture, vous remarquerai qu'il fait état des discours prononcés lors de l'ouverture au temps passé.
L'atelier a donc bel et bien eu lieu du 09 au 10 octobre 2007 à Ouagadougou.
Le message que nous vous avons envoyé est un reportage d'un Quotidien
Burkinabè mais non une annonce.
Encore désolé pour cette confusion.

Simon KABORE
Coordonnateur du Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)
Tel/fax: (226) 50 34 55 32
GSM: (226) 70 24 44 55
E-mail alternatif: simonkabore@gmail.com
04 BP: 2520 Ouagadougou 04
Burkina Faso
Skype: kaboresimon

Information parue dans un journal local.
  Opération à laquelle j'ai personnellement assistée et qui n'est qu'un début de processus de longue haleine. C'est un début encourageant pour les pharmaciens mauritaniens qui se sentent humiliés depuis 25 ans. Période pendant laquelle leur voix est restée inaudible.
   
  Bonne lecture
  Cheikh Brahim

                                     Santé:
  Le Ministre de la santé déclare la guerre aux médicaments contrefaits
   
  "Nous voulons assainir le secteur de la pharmacie et lutter contre ces produits qui tuent nos populations". a déclaré mardi 16 Octobre à Nouakchott le ministre de la Santé Mohamed Lemine Ould Raghani lors d'une cérémonie de destruction par incinération d'une grande quantité de médicaments contrefaits retirés du marché des produits pharmaceutiques de Nouakchott. Cette opération. la première du genre en Mauritanie par son envergure. est le résultat de la campagne de lutte entreprise par le ministère de la Santé contre les faux médicaments et les étalages de médicaments dans la rue. La quantité incinérée se compose de 36.000 boites de différents types de médicaments saisies durant la campagne contre les médicaments impropres à la consommation. La valeur de cette quantité provenant du Nigeria. de Chine de Hong Kong et de la Syrie. est estimée à 150.000 dollars US (30000000 d'UM) Ces médicaments sont constitués essentiellement d'antalgiques des dermocorticoides et des antibiotiques. Ils étaient pour la plupart vendus dans la rue par de faux pharmaciens ou entreposés dans des dépôts clandestins. Cette opération s'inscrit dans le cadre d'une stratégie du ministère de la Santé de plus en plus affichée visant à fournir les médicaments valides. à suivre une politique durable de lutte contre la commercialisation illicite des médicaments et à mettre en place un laboratoire de contrôle. L'opération de destruction a été saluée par les populations ainsi que par le président de la section pharmacies au sein de l'Ordre National des Médecins.