Nous assistons encore de nos jours à la promotion des
medicaments à base des derrivées de l'artemisinine en
monotherapie au Cameroun; nous savons bien que l'on
peut prescrire un derrivé de l'artemisinine et
l'associer à un autre medicament; mais nous ne pouvons
pas affirmer que le patient achetera les 2 produits
prescrit par le medecin car sa bourse lui permettra
peut être seulement d'en acheter un en plus ça fera
trop de comprimés en une seule prise et la compliance
risque d'être defectueuse pour ceux qui peuvent acheter
leurs medicaments.Donc, malgré les alertes de l'OMS,
nous evoluons vers la resistance du plasmodium à ces
medicaments; Pour éviter d'en arriver là,il faudra une
intervention énergique de l'OMS au près des
laboratoires pour que ceux-ci ne commercialisent plus
ces produits de façon isolée; l'OMS doit egalement
intervenir au près des nations pour que ces derrivées
de l'artenisinine ne soient plus commercialisés de
façon isolée. Tous les medecins prescripteurs des anti
paludiques n'ont pas accès à l'information
therapeutique juste et, beaucoup d'entre eux se fient à
l'information donnée par les delegués medicaux.Ce n'est
qu'ainsi qu'on pourra sauver ces molecules.
Dr Ntep Gweth Marie
Hôpital central de Yaoundé
Cameroun
mmentep@justice.com