La qualité des médicaments est notre préoccupation continuelle. Mais,
beaucoup dorganismes internationaux, régionaux ou ONG font faire des audits
des fabricants ou des fournisseurs un peu partout dans le monde, mais
gardent précieusement les informations sans jamais les diffuser (pour ne pas
gêner les fournisseurs) ou ces informations peuvent sacheter selon un mode
dabonnement ou autre).
Comment envisager que ces informations deviennent, en quelque sorte, des
informations de « santé publique » que tout le monde aurait le droit
dobtenir ?
Comment mettre en place un fonds commun qui permettrait de financer les
audits ?
Comment se prémunir juridiquement sur la diffusion de ces informations ?
La pré-qualification OMS est diffusée, mais concerne très peu de produits.
En bref, comment faire profiter de toutes ces informations ceux qui en ont
le plus besoin : les centrales dachat, les autorités de réglementation
pharmaceutique, les professionnels de santé, mais aussi les media pour que
les populations soient prévenues de ce quelles trouvent sur les marchés
nationaux de leur pays.
Cest un peu comme la situation mondiale économique, on a limpression que
tout le monde dit que ça ne va pas, mais personne ne veut changer le système
et réfléchir à comment faire. Car on reste toujours dans une logique de
profit !!
Marie-Paule FARGIER
Pharmacien santé publique
66 RUE PRUNIER
33300 BORDEAUX
FRANCE
Port: 00 33 6 17 27 67 79
Merci Marie-Paule pour cette réflexion sur un problème qui préoccupe tous
les acteurs et partenaires du secteur de la santé. Si les aspects juridiques
ne favorisent pas la diffusion des résultats des audits, il est cependant
possible pour les centrales d'achats agrées par certains bailleurs comme
L'union Européenne, USAID etc., de rendre public la liste des fournisseurs
prequalifiés dont certains peuvent s'en servir en cas de nécessité.
Gaston NYAMAMBICHI L.
Directeur ASRAMES asbl
Tél général : +243 (0) 9 98 08 81 70
Tél portable : +243 (0) 9 98 08 81 69
Courriel : dir@asrames.org
Site web : www.asrames.org
Adresse physique :
001, Avenue des Mésanges
Quartier Les Volcans
Ville de Goma, Nord-Kivu, R.D. Congo
Pour poursuivre la réflexion sur base des propositions de Dr Marie Paule Fargier :
Au niveau de l'Afrique de l'ouest (valable pour d'autres régions), il est grand temps d'avoir une stratégie commune aux différents pays, bien souvent membres d'un espace communautaire, plutot que de soutenir des initiatives nationales...
1. Inévitablement renforcer les ANR, notamment par l'exploitation de nouvelles pistes telles que l'évolution de ces ANR vers des ANM...
2. Former un véritable corps d'Inspecteur en Pharmacie : appuyer et renforcer des initiatives telles que celles portées par l'ISMED / UCAD, pour la mise en place d'un Master en Inspectorat pharmaceutique
3. Développer des partenariats avec des Agences expérimentées dans le domaine de l'Inspection, telle que l'ANSM
4. Elaborer de vrai plan stratégique régional pour la lutte contre les faux médicaments : la CEDEAO/OOAS travaille sur son PSR actuellement depuis plus d'un an... sera-t-il enfin valider afin de pouvoir passer à sa mise en oeuvre ???
5. Effectivement, voir à disponibiliser un fonds commun au niveau de la CEDEAO, pour des audits communs entre pays, tout en parvenant à mobiliser les ressources nécessaires également auprès des PTF...
Ces qq recommandations ne pourront avoir un impact réel que si Volonté Politique et Gouvernance sont des maître-mots...
agréable soirée à toutes et tous
très confraternellement
Christophe
Christophe ROCHIGNEUX
Pharmacien - Conseiller Technique - OMS IST/WA
Ouagadougou - Burkina-Faso
Tel au Burkina Faso : 00 226 75 47 72 11
Tel en France : 00 33 6 21 25 74 54
Chers tous,
Je suis parfaitement d'accord avec Marie Paul et je voudrais rappeler qu'une des causes majeures de cette situation est la faiblesse de nos autorités de réglementation à assumer complétement les fonctions réglementaires. Le rapport de l'OMS 2010 "ASSESSMENT OF MEDICINES REGULATORY SYSTEMS IN SUB-SAHARAN AFRICAN COUNTRIES" (je ne sais pas si la version française est déjà disponible) issu des évaluations des 26 autorités de réglementation est très parlant.
Depuis que ce rapport a été publié combien des pays ont développé des plans de renforcement et pensé à leur mise en oeuvre pour être capable de contrer ce problème des produits sous standards et d'autres encore ?
L'Ordre des pharmaciens et Syndicats doivent travailler sur base d'un plan stratégique (avec une vision dans le secteur pharmaceutique dans son pays) et etre proactif, un président de l'ordre des pharmaciens voire celui de syndicat doit avoir des compétences et les qualités d'un Manager d'une entreprise et en plus, faire preuve d'une forte personnalité pour lui permettre de faire adhérer les politiques aux stratégies du renforcement du secteur pharmaceutique.
D'ou la neccessité d'organiser les formations ou forum axé Management et gestion des organisations, en particulier Oau niveau de l'Ordre des pharmaciens, en mettant accent sur les aspects spécifiques liés aux médicaments avec toutes les interférences politiques et commerciales.