[e-med] (20) Les Nations Unies envisagent la circoncision pour faire reculer le SIDA

Bonjour,
   
  La place de circoncision dans la lutte contre le SIDA est encore un sujet à controverse. Apparemment il n'y a pas unanimité sur la question comme témoigne la dernière enquête démographie et santé du Cameroun (http://www.measuredhs.com/pubs/pdf/FR163/16chapitre16.pdf), dont je découpe un extrait ci dessous, indique le contraire.
   
  Inginda Esengafaya Olivier, MD, MPH
  Courriel: oliveringinda@yahoo.fr
  GSM: +32 485 649 387
   
    16.3.5 Prévalence du VIH et circoncision au Cameroun

  Le fait de ne pas être circoncis est parfois considéré comme un facteur de risque d’infection au VIH du fait, en partie, des différences physiologiques qui diminueraient les risques d’infection chez les hommes circoncis. Au cours de l’EDSC-III, on a demandé aux hommes s’ils étaient ou non circoncis et ces résultats peuvent être utilisés pour examiner la relation entre la prévalence du VIH et le fait d’être circoncis ou non.

  Au Cameroun, la majorité des hommes de 15-59 ans sont circoncis : 93 % de l’ensemble des hommes de 15-59 ans et 92 % des hommes de 15-59 ans qui ont effectué le test du VIH au cours de l’enquête (tableau 16.9). Par rapport à cette dernière proportion, la proportion d’hommes circoncis est plus faible dans l’Extrême-Nord (62 %), en milieu rural (86 %), chez les hommes sans instruction (78 %), chez ceux des ménages les plus pauvres (73 %), dans les groupes ethniques Biu/Mandara (71 %) et Adamaoua-Oubangui (76 %), et enfin chez les animistes (74 %).

  Contrairement aux résultats trouvés dans d’autres pays, notamment le Kenya (Central Bureau of Statistics et al., 2004), au Cameroun, la prévalence du VIH serait nettement plus faible parmi les hommes de 15-59 ans non circoncis que parmi ceux qui sont circoncis (1,1 % contre 4,1 %). Compte tenu du faible nombre de cas d’hommes non circoncis (355 cas pondérés au niveau national) la comparaison des niveaux de prévalence doit être faite avec prudence. Néanmoins, on constate que, quelles que soient les caractéristiques sociodémographiques pour lesquelles on dispose d’un nombre de cas d’hommes non circoncis suffisant pour calculer la prévalence, la proportion de séropositifs est toujours plus élevée chez les hommes circoncis.

  http://www.measuredhs.com/aboutsurveys/dhs/surveys.cfm

Voilà encore qui complique l'affaire des tenants de la circoncision comme moyen de prévention de l'infection à VIH,
  moi je reste dubitatif sans penser que la circoncision est un acte non indispensable pour vivre.
  Pierre

Pierre Claver KARIYO
Professeur de Pédiatrie
Chercheur en Maladies Infectieuses de l'enfant
Faculté de Médecine de Bujumbura
BP 1020 Bujumbura Burundi
Tél:+257.741.441
Fax:+257.23.22.68
E-mail:pckariyo@yahoo.fr

le problème des enquêtes EDS est qu'il y a un grand nombre de non répondants
et surtout de personnes n'acceptant pas le test de dépistage VIH
leur valeur est donc relative et il n'est pas possible de les comparer aux
autres enquêtes
pour le Cameroun il serait intéressant de connaître ces chiffres et au
minimum de comparer les caractéristiques socio économiques des sujets non
répondants à celles des sujets répondants et ayant fait le test

Dr Jean Loup REY
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