[e-med] Appel pour un forum sur les soins de santé primaires

Appel pour un forum sur les soins de santé primaires

http://www.afriquenligne.fr/actualites/sante/appel-pour-un-forum-sur-les-soins-de-sante-primaires-200804282605.html

Ouagadougou, Burkina Faso - La quatrième Conférence sur les soins de santé
primaires s'est ouverte lundi à Ouagadougou sur un appel du président
burkinabé Blaise Compaoré en faveur de la mise en place d'un forum pour
des échanges sur les meilleures pratiques destinées à redynamiser ce type
de soins et les renforcer en Afrique.

En ouvrant cette rencontre, qui réunit trente ministres de la Santé et de
nombreux autres délégués, le président Compaoré a affirmé que la stratégie
et les concepts des soins de santé primaires avaient permis des progrès
considérables dans le domaine de la fourniture des soins de santé sur le
continent.

Il a indiqué que le Burkina Faso s'estimait très honoré d'avoir été choisi
pour accueillir cette importante rencontre, qui doit servir de cadre à des
échanges sur l'expérience accumulée au cours des trente années de mise en
œuvre des soins de santé primaires dans la région Afrique.

Cette conférence, qui durera trois jours, a pour objectifs d'identifier
les orientations stratégiques en vue d'intensifier les interventions
essentielles et, ce faisant, favoriser la réalisation des OMD en matière
de santé en faisant appel à l'approche des soins de santé pour le
renforcement des systèmes de Santé.

Elle vise aussi à réaffirmer l'engagement de tous les pays de la région à
promouvoir les soins de santé afin de renforcer les systèmes de Santé et
de promouvoir des partenariats à cet effet pour permettre aux populations
de jouir du niveau de santé le plus élevé.

Le président Compaoré a saisi cette occasion pour insister sur le grand
bond en avant que son pays a réalisé dans le secteur de la Santé grâce au
Plan national de santé 2001-2010.

Il s'agit, en particulier, de la réalisation de l'objectif d'allouer 15%
du budget national à la Santé, faisant ainsi du Burkina Faso l'un des
rares pays (avec le Botswana et l'Afrique du Sud) à avoir atteint
l'objectif fixé par les chefs d'Etat africains à l'issue de leur rencontre
d'Abuja, au Nigeria.

Il a également affirmé que son pays avait obtenu d'autres résultats, avec
un nombre de praticiens de la Santé passé de 1 pour 25.000 personnes à 1
pour 9.000 personnes, une baisse du taux de prévalence du VIH/SIDA de 7%
en 1997 à 2% en 2006 et la quasi-éradication de l'onchocercose, du ver de
Guinée et de la poliomyélite.

Le président burkinabé a affirmé que malgré les progrès enregistrés en
Afrique en ce qui concerne les soins de santé primaires, il reste encore
plusieurs défis à relever, notamment en ce qui concerne l'incapacité de
certains pays à permettre aux populations locales d'accéder aux soins de
santé, à leur fournir de l'eau potable et à atténuer les graves problèmes
causés par les épidémies (notamment le VIH/SIDA et la méningite) et les
maladies tropicales négligées.

Il a demandé aux délégués présents à cette rencontre, la première du genre
à se tenir en Afrique (après celles de Buenos Aires, en août 2007, Beijing
en novembre 2007 et Bangkok en janvier 2008), de se focaliser sur les
défis à relever pour que le continent puisse obtenir une réaction
satisfaisante aux défis qui l'interpellent.

Auparavant, Mme Tshabala Msimang, ministre de la Santé d'Afrique du Sud,
qui s'exprimait en sa qualité de présidente des ministres de la Santé de
l'Union africaine (UA), avait insisté sur la nécessité d'une coexistence
entre la médecine traditionnelle africaine et "notre système de Santé
publique".

Mme Msimang a également préconisé la formation de travailleurs de la Santé
de niveau intermédiaire, conformément aux besoins de chaque pays, afin de
trouver une solution au problème de la pénurie de personnels de Santé en
Afrique.

Elle a aussi annoncé que l'Afrique du Sud avait déjà adopté une
législation instaurant un conseil des praticiens de la médicine
traditionnelle et qu'il incombait dorénavant à l'Union africaine
d'examiner la possibilité d'une production de médicaments traditionnels
locaux.

La ministre a, en outre, fait observer que son pays avait déjà formé et
déployé des personnels de Santé de niveau intermédiaire, notamment des
aides-pharmaciens.

La conférence de Ouagadougou est organisée par le Bureau Afrique de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en collaboration avec des
partenaires au développement et le gouvernement du Burkina Faso.

Elle intervient trente ans après l'émergence du slogan de la "Santé pour
tous" et coïncide avec le trentième anniversaire de la Déclaration d'Alma
Ata sur les Soins de santé primaires et le soixantième anniversaire de
l'OMS.

Une déclaration devrait être publiée à l'issue de la conférence, qui a
regroupé plus de 500 participants issus du continent, mais également
d'autres régions du monde.

Ouagadougou - 28/04/2008

Panapress

Pour info. L'asso des étudiants africains de Sciences Po reçoit le Fonds
Mondial mercredi 14 mai à 17h.

Julien

---

LE FONDS MONDIAL : DE L’OUTIL DE FINANCEMENT
   A LA POLITIQUE DE DEVELOPPEMENT

Mercredi 14 Mai, 17h-19h,
Institut d’Etudes Politiques de Paris - Amphithéâtre Erignac
13, rue de l’Université, Paris 7e, M° Rue du Bac/ St Germain des Prés

Crée en 2002, Le Fonds Mondial est l’une des Organisations les plus jeunes
dans le paysage des bailleurs multilatéraux et certainement l’un des
outils de financement les plus novateurs.

Le Fonds mondial tente en effet de conjuguer plusieurs principes
essentiels : Partenariat publique-privé, financements liés aux résultats,
rapidité de décaissement, souveraineté des pays récipiendaires,
représentativité de la Société Civile et du Secteur Privé, harmonisation
et alignement de l’aide, etc.

Mais en ayant signé au total près de 550 accords de subvention, pour une
valeur de 10.7 milliards de dollars US, dans 136 pays, le Fonds Mondial
qui se voulait uniquement un mécanisme de financement, n’est-t-il pas
finalement en train de mettre en œuvre une nouvelle politique d’aide au
développement ?

Aujourd’hui, si de nombreux donateurs, qu’il s’agisse des pays riches ou
des grandes multinationales, semblent commencer à comprendre l’intérêt de
passer par cette Organisation, le Fonds Mondial reste l’une des structures
d’aide au développement les plus compliquées à appréhender, et ce malgré
un processus de transparence inégalé.

C’est pour nous aider à comprendre cette structure et le jeu complexe de
ses acteurs que l’ASPA a souhaité inviter trois intervenants qui nous
proposerons chacun un regard particulier à la lumière de leur expérience
personnelle.

En présence de :

Michèle BARZACH,
Présidente des Amis du Fonds Mondial

Dr. Cyrille DUBOIS,
Gestionnaire de Portefeuille à la division Afrique de l’Ouest et du Centre,
Le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme

Jean-Paul MOATTI,
Conseiller Spécial sur les Affaires Economiques et Sociale,
Le Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la Tuberculose et le Paludisme

Bonjour, peut-on savoir la part respective des financements qui revient au
VIH/SIDA, à la TB et au palu ? Merci
YAOGO Maurice
myaogo.muraz@fasonet.bf

-----Message d'origine-----

Bonjour

Vous pouvez trouver toutes les informations sur la répartition des
décaissements sur le site internet du Fonds mondial :
http://www.theglobalfund.org/fr/funds_raised/distribution/

Bien cordialement

Julien Devémy
j.dmy@no-log.org