[e-med] Article de Santé tropicale

Sur 809 séropositifs décédés, 411 étaient sous traitement ARV

Le rapport de la collecte active des données sur les activités VIH/sida en Côte d'Ivoire rendu public le vendredi 16 décembre dernier, à Ibis-Plateau, révèle que sur “la période d'octobre 2004 à juillet 2005, l'on a enregistré 809 décès, et parmi ceux-ci, 411, soit 50,8%, étaient sous traitement antirétroviral”. Ce qui veut dire qu'il y a plus de décès de patients sous antirétroviral (ARV) que “les autres patients qui ne sont pas sous ARV”. Pour M. Roger Bamssié de la direction de l'information, de la planification et de l'évaluation (DIPE) du ministère de la Santé qui a présenté le rapport ce jour-là, à l'occasion d'un atelier de restitution, “cela peut être dû au fait que les patients éligibles au traitement arrivent trop tard pour le démarrage du traitement antirétroviral”. Toutefois, le présentateur conseille des “investigations plus poussées sur les taux de CD4 (NDLR : les agents protecteurs de l'organisme humain) des patients sous traitement, la durée moyenne du traitement antirétroviral”. Selon lui, “ces problèmes peuvent être en partie réglés par une amélioration du suivi du patient VIH/sida et sous ARV”.
Par ailleurs, le rapport, conduit avec l'appui du projet Rétroci, du Fonds mondial, de la Coopération ivoiro-américaine pour la lutte contre le VIH/sida, le Programme national de prise en charge médical des personnes vivant avec le VIH/sida, montre une proportion élevée de personnes sous traitement qui arrêtent leur traitement. Ainsi, sur la période indiquée ci-dessus, 2330 sur 14155 patients ont arrêté le traitement. Les raisons identifiées par le rapport sont l'arrêt volontaire du traitement (263 personnes soit 11,3%), le transfert du patient dans un autre centre (135 soit 5,8%), le décès (627 soit 26,9%), la perte de vue du patient (674 soit 28,9%) et enfin les cas de raisons inconnues (631 soit 27,1%).
Plus généralement, l'enquête a porté sur les activités des centres de prise en charge (PEC) des personnes séropositives, des centres de conseil et de dépistage volontaire (CDV), des centres de prévention de la transmission mère-enfant (PTME), au total 118 centres. Ainsi, pour la PTME sur la période octobre 2004 à juillet 2005, le rapport affirme que les enquêteurs ont noté dans les différentes structures sanitaires qu'il y a eu 68944 accouchements. Sur ce nombre, 61418 femmes ont reçu le conseil individuel et 29208 femmes ont accepté de faire le dépistage sur les 57 sites offrants des activités PTME. Parmi ces 29208 femmes, 23887 ont reçu leur résultat soit un taux de retrait du résultat de test de 82%. Toutefois, constate le rapport, ce taux est en deçà de l'objectif national qui est fixé à 90%. Des 23887 femmes qui ont reçu leurs résultats, 2345 ont été dépistées VIH positif. Ce qui donne une prévalence de 8% au niveau des femmes enceintes. Pourcentage qui est sensiblement égale à celui de la surveillance sentinelle de 2004 qui donne une prévalence nationale chez les femmes enceintes de 8,3%.
Autre problème soulevé par l'enquête, le devenir des enfants nés de mères séropositives. Le rapport note que 953 enfants nés de mères séropositives ont été testés pour le VIH/sida sur la période d'octobre 2004 à juillet 2005. Pour le rapport, “ce nombre d'enfants testés pour le VIH/sida est bas comparé au nombre total de femmes enceintes dépistées VIH positif (2345) et enrôlées dans les programme PTME”. Ce qui veut dire qu'il y a un manque d'information sur le devenir de ces enfants nés de mères séropositives. “Pour palier cette insuffisance, propose le rapport, il faudra donc mettre en place un mécanisme pour le suivi longitudinal efficace des enfants nés de mères séropositives, leur prise en charge correcte impliquant le dépistage, le traitement et une alimentation adéquate”.
Afin de mesurer la performance du programme PTME ivoirien, les rédacteurs du rapport proposent que les résultats sur le devenir des enfants nés de mères séropositives en Côte d'Ivoire soient comparés à ceux des autres pays africains.

Coulibaly Zié Oumar
http://www.notrevoie.com/develop.asp?id=9798

il est immpossible de tirer des informations fiables de ce texte
d'où viennent les 809 décès sur 9 mois?
comment ont-ils été recrutés
il est normal que la mortalité soit élevée chez des patients traités

la question primordiale est en effet celle de l'observance

pour la PTME la question du test des enfants n'est pas claire de quel test
s'agit-il?
s'il s'agit du dépistage sérologique il doit être fait au moins après 15
mois d'âge ce qui peut expliquer la différence des effectifs.

Dr JL Rey médecin santé publique