[e-med] Conférence sur la contrefaçon

Bonjour,

Je suis à la recherche d'informations sur la dernière conférence sur la contrefaçon des produits pharmaceuoiques. Conférence tenue les 15 et 16 nov embre dernier à Bonn en Allemagne.
   
Je sais compter sur votre bonne comprehension.
   
Merci

Abdoulaye Diallo
abdoulph@yahoo.fr

Bonne Lecture Abdoulaye

Près de 50% des médicaments vendus sur des sites internet douteux sont des
contrefaçons
http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2006/pr69/fr/index.html
15 novembre 2006, Genève

L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et plus de 20 partenaires
internationaux lancent aujourd'hui un train de mesures visant à aider les
autorités nationales à protéger leurs populations contre les dangers des
médicaments contrefaits.

Lors de l'ouverture à Bonn de la première réunion officielle d'IMPACT (le
Groupe spécial international anti-contrefaçon de produits médicaux), l'OMS
et ses partenaires ont rendu public un programme portant sur la législation,
la répression, la réglementation, la technologie et la communication. IMPACT
met également en garde contre l'achat de médicaments par l'intermédiaire de
sites internet douteux et attire l'attention des gouvernements sur le fait
que les lois existantes sur la contrefaçon de médicaments sont inappropriées
et n'ont pas d'effet dissuasif.

Parmi les médicaments contrefaits on trouve des produits ne contenant aucun
principe actif mais aussi d'autres qui contiennent des substances hautement
toxiques. Ils peuvent nuire aux patients par leur incapacité à traiter des
maladies graves, ils peuvent provoquer une pharmacorésistance et dans
certains cas entraîner la mort.

Les dernières estimations établies conjointement par l'OMS, l'OCDE et le
Pharmaceutical Security Institute révèlent que dans certaines zones de
l'Amérique latine, de l'Asie du Sud-est et de l'Afrique sub-saharienne plus
de 30% des médicaments sont des contrefaçons. Dans les économies émergentes
cette proportion est estimée à 10%, mais dans beaucoup des ex-républiques
soviétiques elle peut atteindre 20%. Dans les pays riches, où il existe des
mécanismes de contrôle réglementaire puissants, les contrefaçons
représentent moins de 1% de la valeur de marché, mais 50% des ventes
illégales sur internet concernent des médicaments contrefaits.

"Les répercussions sur la vie des personnes que dissimulent ces chiffres
sont désastreuses," a déclaré le Dr Howard Zucker, Sous directeur général de
l'OMS pour la technologie de la santé et les produits pharmaceutiques.
"Qu'ils soient riches ou pauvres, de nombreux malades prennent en toute
confiance des médicaments qui risquent d'aggraver leur mal ou de les tuer.
En outre, les ressources précieuses consacrées à l'achat de tels médicaments
sont dépensées en pure perte."

Les systèmes juridiques de la plupart des pays ne considèrent pas la
contrefaçon de médicaments comme un crime plus grave que la contrefaçon de
produits de luxe tels que sacs ou montres. Leurs lois sont davantage conçues
pour protéger des marques que la santé des populations. Dans certains pays
industrialisés, la contrefaçon de t-shirts est punie plus sévèrement que la
contrefaçon de médicaments.

L'OMS et ses partenaires d'IMPACT présenteront des principes directeurs pour
une législation modèle afin d'aider les pays à adapter leurs lois à la
gravité de ce crime. "L'un des principaux objectifs est de faire admettre
aux pays que la contrefaçon constitue un crime contre la sécurité humaine et
de leurs faire introduire ce principe dans leurs lois," a ajouté le Dr
Zucker.

C'est également par la législation, la réglementation et la répression qu'il
faut traiter la vente de médicaments contrefaits sur internet, qui bat déjà
son plein dans les pays industrialisés et qui se développe dans un certain
nombre d'économies émergentes en Amérique latine et en Asie.

Certaines pharmacies en ligne ont une existence tout à fait légale et ont
été créées pour faciliter la vie des clients et pour leur permettre de faire
des économies. Elles exigent des ordonnances et font livrer les médicaments
par des unités de production autorisées. D'autres pharmacies sur internet
opèrent dans l'illégalité, en vendant des médicaments sans ordonnance et en
utilisant des produits non approuvés ou contrefaits. Ces pharmacies hors la
loi sur internet sont gérées de manière internationale, n'ont pas d'adresse
professionnelle enregistrée et vendent des produits dont l'origine est
inconnue ou douteuse.

"Il faut faire davantage dans ce domaine", a expliqué le Dr Valerio Reggi,
Coordonnateur d'IMPACT pour l'OMS. "Mais pour le moment le message est le
suivant: ne prenez pas le risque d'acheter des médicaments d'origine
inconnue, comme sur internet. Si vous devez en acheter sur internet,
assurez-vous que le site est celui d'une pharmacie que vous connaissez et à
laquelle vous faites confiance."

Sur la plan technologique, l'OMS a mis les fournisseurs au défi de proposer
de nouvelles technologies ou d'adapter celles qui existent déjà afin de
prévenir la contrefaçon et de détecter et de localiser les contrefaçons sur
les marchés et sur les sites internet.

L'OMS est en train d'examiner les propositions de trois entreprises de
téléphonie mobile qui consistent à appliquer leurs technologies pour
vérifier l'authenticité des produits médicaux. Des technologies basées sur
l'ADN, la nanotechnologie et d'autres méthodes seront évaluées par IMPACT au
cours du premier trimestre 2007.

Afin d'améliorer la communication, un petit groupe a été constitué pour
mettre à jour en permanence les données relatives à la contrefaçon médicale
et partager ces informations avec les partenaires d'IMPACT. En outre, des
campagnes de sensibilisation comportant notamment des messages d'intérêt
public, des films explicatifs et d'autres matériels destinés à susciter une
prise de conscience ont commencé à viser divers secteurs professionnels
susceptibles d'être confrontés au problème des contrefaçons. Des
organisations de professionnels de la santé et de consommateurs appuient ces
initiatives.

Trois pays connaissant une forte proportion de contrefaçons ont déjà
commencé à attaquer le problème avec l'aide d'IMPACT. L'Indonésie et le Mali
ont lancé de vastes campagnes d'éducation du public sur les dangers des
contrefaçons et pour dissuader les gens d'acheter les moyens de se soigner
au marché noir. Le Vietnam est en train d'élaborer des mécanismes permettant
d'assurer une meilleure coordination entre les organismes de réglementation,
la police, les douanes et les autorités provinciales, afin d'améliorer la
détection des médicaments contrefaits et des faussaires.

"Il est clair qu'il ne suffit pas d'agir dans un seul domaine, comme celui
de la législation ou celui de la technologie pour résoudre le problème", a
précisé le Dr Reggi. "C'est la raison pour laquelle nous devons agir selon
cinq axes - législation, répression, réglementation, technologie et
communication. C'est aussi pourquoi nous devons coordonner nos actions au
niveau mondial. Mais le fait que des pays prennent déjà individuellement les
choses en main augure bien de l'avenir."
D'ici la fin de 2007, IMPACT espère que tous les 193 Etats Membres de l'OMS
collaboreront pour faire échec à la contrefaçon mondiale et nationale de
produits médicaux.

Pour davantage de faits et de données sur la contrefaçon médicale, voir:
- Aide-mémoire: contrefaçon médicale - en anglais
</entity/medicines/services/counterfeit/impact/ImpactF_S/en/index.html>
Pour plus d'informations:

Daniela Bagozz
Communications médias OMS
Téléphone: +41 22 791 4544
Tél. portable: +41 79 475 5490
Courriel: bagozzid@who.int

Mohamed Ould Bayes
Mbayes@dirpharma.org>

[pour ceux qui s'intéressent à ce sujet...CB]

Study: Malaria may fuel spread of HIV while HIV may boost malaria infection rates in some areas of Africa
http://www.fhcrc.org/about/ne/news/2006/12/07/malaria.html

SEATTLE — Dec. 7, 2006 — Malaria may be fueling the spread of HIV in areas of sub-Saharan Africa where there is a substantial overlap between the two diseases, while HIV may be playing a role in boosting adult malaria-infection rates in some parts of the region, according to a new study by researchers at Fred Hutchinson Cancer Research Center and the University of Washington.

The findings, published in the Dec. 8, 2006 issue of Science, found that because malaria increases the viral load of an HIV-infected person on the order of 10 times, it makes HIV more transmissible to a sex partner. Conversely, HIV may play a role in the geographic expansion of malaria in Africa because HIV-infected persons are more susceptible to malaria infections due to their already-compromised immune systems, according to study co-authored by Laith J. Abu-Raddad, Ph.D., Padmaja Patnaik, Ph.D. and James G. Kublin M.D., M.P.H.

"While HIV/AIDS is predominantly spreading through sexual intercourse, this biological co-factor induced by malaria has contributed considerably to the spread of HIV by increasing HIV transmission probability per sexual act," said Abu-Raddad, an HIV/AIDS research scientist in the Hutchinson Center's Statistical Center for HIV/AIDS Research and Prevention and the Center for Studies in Demography and Ecology at the University of Washington.

"In turn, the weakening of the immune system by HIV infection has fueled a rise in adult malaria-infection rates and may have facilitated the expansion of malaria in Africa," said Kublin, an HIV/AIDS scientist in the Hutchinson Center's Clinical Research Division.

Using a mathematical model designed by Abu-Raddad that was based on HIV and malaria co-infection data in Malawi measured and collected by Kublin, the scientists for the first time were able to assess quantitatively the impact of malaria on HIV and vice versa, as well as provide the first assessment of the role of "blips" in HIV viral load seen during HIV co-infection with some other diseases. They estimate that tens of thousands of HIV infections and millions of malaria cases are likely the result of this co-infection.

Using the town of Kisumu, Kenya on the shore of Lake Victoria as an example, Abu-Raddad estimates that 5 percent of all HIV infections are attributed to the heightened HIV viral load induced by malaria. "In Kisumu, we estimate that 10 percent of adult malaria episodes are attributed to HIV," he said.

That translates into 8,500 excess HIV infections and 980,000 excess malaria episodes since 1980 in a town with an adult population of about 200,000, the researchers said.

Kublin said that these findings suggest that other co-infections such as genital herpes or tuberculosis may have also contributed to the rapid expansion of HIV in Africa.

The study's findings have implications for public health, Kublin said. "We can reduce HIV/AIDS transmission by concomitantly treating HIV/AIDS co-infections with malaria as well as other diseases," he said.

"The global public-health system's failure to deal with the challenge of HIV/AIDS contributes directly to its failure to tackle other public-health challenges such as malaria and tuberculosis," Abu-Raddad said. "As long as HIV/AIDS continues to spread, it will aggravate the difficulties we face with these other diseases and may contribute to the emergence of more lethal or drug-resistant strains of these infections," Kublin added.

The study was funded by the Center for AIDS Research (CFAR) at the University of Washington through the Mathematical Modeling Program for HIV/STD Research. The HIV Vaccine Trials Network at Fred Hutchinson Cancer Research Center provided partial support for this work.

Note for media only
To arrange an interview with one of the authors, please contact Dean Forbes in Hutchinson Center media relations, (206) 667-2896 or dforbes@fhcrc.org. To obtain a copy of the paper "Dual infection with HIV and malaria fuels the spread of both diseases in sub-Saharan Africa," please contact the AAAS Office of Public Programs at (202) 326-6440 or scipak@aaas.org.

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Media Contact
Dean Forbes
Fred Hutchinson Cancer Research Center
(206) 667-2896
dforbes@fhcrc.org

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