(Remerciements à CR pour la traduction de ce message de e-drug.CB)
E-DRUG: BMJ - De la transparence au sujet des paiements faits aux médecins
du Royaume Uni
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La nouvelle année s'accompagne d'une nouvelle transparence des paiements
faits par les labos aux médecins du Royaume Uni
BMJ 2015; 350 doi: http://dx.doi.org/10.1136/bmj.g7748
(Publié le 02 janvier 2015) Réfférence : BMJ 2015;350:g7748
Rebecca Coombes, magazine editor, The BMJ
Depuis le nouvel an au Royaume Uni RU, les labos enregistrent tous les
paiements faits aux médecins pour certains services, comme présider une
réunion, avant la diffusion de données au public. Cette situation fait écho
à des initiatives semblables nées aux Etats Unis et aux Pays Bas visant à
introduire plus de transparence dans les relations financières entre les
médecins, les hôpitaux universitaires et les labos. Les informations
récoltées au cours des 12 derniers mois, et les années suivantes, seront
rassemblées dans une base de données ouverte au public qui sera lancée en
juin 2016.
Le facteur déclenchant de cette nouvelle ouverture est né en Europe et il a
été adopté dans le nouveau code de l'Association de l'Industrie
Pharmaceutique Britannique ABPI (N.D.L.R. le LEEM du RU) qui rassemble 121
labos (98% des labos). Dans une Europe élargie, 33 pays participent à cette
initiative acceptée par la Fédération Européenne de l'Industrie
Pharmaceutique.
La transaprence n'est plus "une chose chose dans le paysage" a déclaré
Andrew Powrie-Smith, directeur de ABPI en Ecosse.
Ce mouvement est significatif au RU où il n'existe pas d'instance
supérieure
réglementant le parrainage, les paiements à des experts, ou d'autres
avantages versés aux médecins ou à des personnels de la santé par les
labos.
Même la nouvelle plateforme de ABPI - nouvelle si on veut - ne donnera
qu'une
information tronquée des interréactions avec l'industrie. Cette association
ne représente pas les fabriquants de matériels médicaux, ni les chaînes de
cliniques privées par exemple, donc ce n'est pas tous les paiements faits
à
des médecins qui seront enregistrés. De plus, ABPI ne peut obliger les
médecins à révéler les conflirs d'intérêts, dont la possession d'actions
de
labos. L'Ordre des médecins fournit des guides en matière de conflits
d'intérêts, sans toutefois obliger les médecins à les déclarer.
Après le lancement de la base de données en juillet 2016, tout un chacun
sera autorisé à y chercher des informations sur des paiements en entrant le
nom du bénéficiaire potentiel, le lieu de travail, son entreprise, ou le
nom
du labo, il sera possible de télécharger la base en entier.
Une fois les données fournies à ABPI pour publication, un message sera
envoyé au bénéficiaire indiquant les informations les concernant. Les
cliniciens auront 4 semaines pour faire appel de cette information. Ils
peuvent aussi choisir de ne pas paraître, même si ils ont signé un contrat
avec le labo qui les a payé.
Chaque année, ABPI publiera le nombre de bénéficiaires qui auront refusé de
fournir leurs informations et le montant financier total concerné.
En parallèle, des actions sont lancées pour obliger les médecins à faire
leurs propres déclarations sur une base de donnes tenue par la profession.
Un groupe de travail, incluant des représentants du Royal College of
Physicians et de BMJ va se réunir ce mois-ci pour préparer un code de
conduite réglementant les inter-réactions avec l'industrie.
La version finale est prévue pour cet été.
On essaie aussi de lancer un enregistrement indépendant qui permettraient à
chacun d'y déclarer les conflirs d'intérêts (financiers ou autres). Cet
effort s'appelle "qui paye les médecins" (www.whopaysthisdoctor.org), il
compte moins de 150 médecins à ce jour.