[e-med] La Banque mondiale veut plus de ressources dans la santé

La Banque mondiale veut plus de ressources dans la santé

Dakar, Sénégal (PANA) - La Banque mondiale a plaidé, lundi à
Dakar, pour une meilleure allocation des ressources aux
populations dans le domaine de la santé, à travers des politiques
nationales de promotion de la santé des pays en voie de
développement, selon un rapport intitulé "Investir dans la santé
universelle".

Les responsables du Fogarty International Center des Etats-Unis,
auteurs de ce rapport, ont estimé que le volet sensibilisation,
éducation et mobilisation, visant à corriger les mauvais
comportements et attitudes adoptés par les populations, en
matière de santé publique et privée, est tout aussi important que
les investissements réalisés dans le développement des
infrastructures socio-sanitaires.

"La promotion de la dimension éducation au niveau des politiques
de santé, répond mieux aux réalités socio-économiques des pays à
faibles et moyens revenus, où seuls 12% des dépenses mondiales de
santé se produisent, alors que ces derniers représentent 92% de
la charge mondiale des maladies", indique le rapport.

Le vice-président en chef du Réseau pour le développement humain
de la Banque mondiale, Jean-Louis Sarbib a préconisé d'enseigner
régulièrement aux mères la façon de garder leurs nouveau-nés
propres et au chaud, pour réduire les maladies et les décès
infantiles.

Il a également indiqué que le port du préservatif doit être
conseillé à 100% surtout aux populations à risque, pour
efficacement lutter contre le VIH/Sida.

Quant au conseiller scientifique principal du Fogarty
International Center, Joel Breman, il a déclaré dans sa
présentation du document à Dakar, que le nouveau paradigme de la
santé, est celui qui sous-tend qu'il n'est pas besoin d'être
riche pour être en bonne santé.

Selon lui, cette nouvelle approche que prône la Banque mondiale,
aidera à améliorer la santé des personnes pauvres dans les pays
en développement en accroissant la qualité de la prise de
décisions basée sur des données pratiques.

Cette approche garantit également, a-t-il dit, l'utilisation la
plus efficace des travailleurs de santé, en nombre réduit, ainsi
que celle des budgets limités pour servir les pauvres et d'autres
groupes vulnérables.

Par ailleurs, le Dr Breman a indiqué la nécessité pour chaque
pays de faire des choix adéquats concernant les maladies et les
états pathologiques qui exigent le plus d'investissements
financiers et techniques.

"L'amélioration de la santé mondiale est une proposition complexe
qui exige une planification et une allocation soigneuse des
ressources, et aucun plan ne peut couvrir toutes les
circonstances ou les types d'activité", a-t-il déclaré.

Dakar - 03/04/2006