[e-med] La route vers l'�radication du paludisme encore longue

E-MED: La route vers l'�radication du paludisme encore longue
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La route vers l'�radication du paludisme encore longue

WASHINGTON, 2 oct (AFP) - 0h31 - Le d�cryptage des g�nomes du parasite
responsable du paludisme et du moustique responsable de sa transmission
constitue une importante perc�e scientifique mais la route vers
l'�radication totale de ce fl�au mortel risque encore d'�tre longue, ont
averti mercredi des experts.

Un consortium international de chercheurs a annonc� mercredi � Londres et �
Washington avoir d�chiffr� et s�quenc� les codes g�n�tiques du Psalmodium
falciparum, un protozoaire parasite du sang, et du moustique femelle qui le
transmet, l'anoph�le (Anopheles gambiae).

Obtenue au terme de six ans d'effort, cette perc�e scientifique ouvre des
perspectives prometteuses pour la mise au point de vaccins et de moyens de
lutte contre ce parasite responsable de la mort chaque ann�e de 1,5 � 2,7
millions de personnes dans le monde, dont un enfant toutes les 20 secondes.

Tout en affichant leur enthousiasme et leur espoir de pouvoir traduire cette
mine d'informations en de nouveaux traitements, vaccins ou insecticides, les
chercheurs ont n�anmoins tenu � ne pas susciter trop de faux espoirs � court
terme.

"D'un c�t�, il s'agit d'un extraordinaire accomplissement. De l'autre, nous
n'en sommes qu'au tout d�but de l'entr�e dans une nouvelle �re de
recherches dans ce domaine", a ainsi pr�venu le directeur de l'Institut
national contre les allergies et les maladies infectieuses (NIAID), Anthony
Fauci.

A moins d'un miracle, "aucun vaccin n'est en vue pour au moins encore cinq
ou dix ans", a estim� de son c�t� le chercheur Stephen Hoffman de la soci�t�
priv�e Sanaria.

Or le besoin est pressant car la malaria progresse dans le monde. "Le
parasite devient r�sistant aux m�dicaments. Le moustique devient r�sistant
aux insecticides. Pour la pr�vention, ce que l'on a de mieux, ce sont des
moustiquaires impr�gn�es d'insecticides autour des lits", s'inqui�te le
chercheur.

Selon lui, la raison de ce pi�tinement est simple: "Nous avons travaill�
dans un �tat d'ignorance compl�te du parasite".

Avec les cartes du g�nome du Plasmodium et de l'anoph�le, les chercheurs
vont d�sormais pouvoir plonger � l'int�rieur des m�canismes mol�culaires qui
commandent le cycle de vie extr�mement complexe du parasite et ses
interactions avec le moustique qui l'h�berge et le transmet.

En d�pit de son apparente simplicit�, le protozoaire Plasmodium est d'une
remarquable complexit� sur le plan g�n�tique. "Nous avons trouv� 60% de
prot�ines cod�es par les g�nes, dont nous ne connaissons pas la fonction et
qui n'ont pas d'�quivalent dans aucun autre organisme", explique ainsi
Malcom Gardner de l'Institut de recherche g�nomique (TIGR).

En identifiant, par exemple, les prot�ines pr�sentes � la surface du
parasite et qui lui permettent d'envahir et d�truire les globules rouges de
l'homme, les chercheurs esp�rent pouvoir mettre au point des traitements et
des vaccins mieux cibl�s.

Une autre piste de recherche va consister � �tudier les m�canismes de
r�sistance des moustiques aux insecticides, notamment en identifiant les
g�nes de "d�sintoxication" qui leur permettent d'accro�tre leur r�sistance.

"Le principal avantage du g�nome, dans un avenir imm�diat, sera de nous
aider � comprendre la base mol�culaire de la r�sistance aux insecticides et
� trouver des insecticides efficaces contre de nouvelles cibles", a ainsi
soulign� Robert Holt, chercheur � la soci�t� Celera Genomics.

Une autre strat�gie va consister � emp�cher le moustique de trouver du sang
humain, dont il a besoin pour produire ses oeufs. Les chercheurs subodorent
d�j� que les capacit�s olfactives qui permettent aux moustiques de
"renifler" et rep�rer les �tres humains r�sident dans leurs g�nes.

"Si nous pouvons identifier les r�cepteurs utilis�s par les moustiques pour
sentir les humains, nous pourrions concevoir de nouveaux r�pulsifs
susceptibles de r�duire l'incidence de la malaria", souligne ainsi Laurence
Zwiebel, biologiste � l'Universit� de Vanderbilt.

Tous ces moyens de contr�le de l'end�mie prendront du temps � mettre au
point. "Ce ne sera pas facile, ni bon march�", pr�vient Stephen Hoffman.

[mod�rateur: ...ni bon march�"... le d�tail qui tue. CB]

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