E-MED: D�couverte d'une mutation de prot�ine ralentissant le paludisme
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D�couverte d'une mutation de prot�ine ralentissant le paludisme
SYDNEY, 9 d�c (AFP) - 3h37 - Des scientifiques ont identifi� une mutation
d'une prot�ine dans le sang d'habitants du Pacifique qui leur permet de
r�sister au paludisme, une d�couverte prometteuse pour l'�laboration d'un
vaccin contre cette maladie qui tue plus d'un millions de personnes par an.
Selon une �tude internationale men�e par deux chercheurs de l'Institut
Walter and Eliza Hall de Melbourne, en Australie, Alan Cowman et Alex Maier,
45% des M�lan�siens dans les zones affect�es ont h�rit� g�n�tiquement de
cette mutation, rapporte lundi l'agence australienne AAP.
D'apr�s l'�tude, qui doit �tre publi�e dans l'�dition de janvier de la revue
Nature Medicine, la mutation de la prot�ine, qui bloque une voie d'acc�s
essentielle utilis�e par le parasite du paludisme, s'est r�pandue dans la
population m�lan�sienne de Papouasie-Nouvelle Guin�e et aux alentours par
s�lection naturelle.
Le paludisme, maladie transmise par des moustiques, affecte au moins 300
millions de personnes par an et en tue entre 1,5 million et 2,7 millions,
dont environ 90% en Afrique subsaharienne, principalement de jeunes enfants.
Comme l'a expliqu� M. Cowman � l'AAP, les individus b�n�ficiant de cette
mutation survivent aux attaques de paludisme pendant l'enfance et peuvent
ainsi la transmettre � leur prog�niture.
"Le paludisme tue g�n�ralement les enfants de moins de cinq ans et si vous
ne survivez pas jusqu'� l'�ge adulte, vous ne transmettez pas vos g�nes",
a-t-il soulign�.
"Par cons�quent, si vous avez une mutation qui vous permet de survivre
jusqu'� l'�ge adulte, vous transmettez vos g�nes et cette mutation continue
� �tre s�lectionn�e au fil du temps", a-t-il poursuivi, ajoutant: "C'est ce
qui s'est pass� ici".
L'�tude pr�cise que la mutation, qui implique une prot�ine � la surface des
globules rouges, n'immunise pas ses porteurs, �tant donn� que le parasite
peut p�n�trer dans ces globules par d'autres voies, mais rend les
contaminations moins graves.
Cette d�couverte a montr� aux scientifiques qu'un vaccin devrait emp�cher le
parasite d'envahir les globules rouges en plusieurs points, a relev� M.
Cowman.
"A pr�sent, nous avons identifi� cette mol�cule et nous en avons d'autres,
(...) nous devrions pouvoir mettre au point un m�dicament qui bloque toutes
les voies d'acc�s", a-t-il estim�.
L'�tude est le r�sultat de deux ans et demi de recherches men�es par
l'�quipe de Melbourne en partenariat avec des scientifiques bas�s en
Papouasie-Nouvelle Guin�e et dans l'Ohio (centre des Etats-unis).
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