Laboratoires nationaux de contrôle de la qualité des médicaments
9ème rencontre franco-africaine des 10 et 11 avril 2013
http://ansm.sante.fr/Newsletter/9eme-rencontre-franco-africaine-des-10-et-1
1-avril-2013
Comme chaque année, l¹ANSM a réuni dans ses locaux les directeurs des
Laboratoires nationaux de contrôle de la qualité des médicaments (LNCQ) ,
membres du Réseau franco-africain des LNCQ (15 pays membres), et ses
partenaires (OMS, Ministère des Affaires étrangères-MAE, Communautés
économiques d¹Afrique de l¹Ouest UEMOA- et Centrale, Direction européenne
de la qualité du médicament-DEQM, Agence française de développement-AFD).
Les objectifs de ce Réseau, créé en 2004, sont d¹apporter un soutien aux
LNCQ africains en vue d¹améliorer l¹accès à des médicaments de qualité et
leur permettre ainsi d¹être des acteurs performants dans la lutte contre
les produits contrefaits ou falsifiés.
Deux axes de travail sont privilégiés dans les actions menées par le
Réseau :
* améliorer le niveau de technicité des laboratoires
* les aider à obtenir une qualification par l¹OMS (dite « préqualification
OMS ») afin d¹être un laboratoire de référence pour l¹OMS pour le contrôle
de certains médicaments tels anti-sida, anti-paludiques etc....
Piloté par l¹ANSM, avec le soutien de l¹OMS et du MAE, divers types
d¹actions sont menées dans le cadre du Réseau : échanges d¹informations
via une plateforme interactive mise en place spécifiquement pour le
Réseau, études collaboratives, formations centralisées in situ, visites
des LNCQ (appelées « visites conjointes d¹état des lieux », effectuées
conjointement par l¹ANSM et l¹OMS afin de préparer les laboratoires à la
pré-qualification OMS).
Désormais, le mode de fonctionnement en réseau va permettre
progressivement la participation de plus en plus fréquente des LNCQ
membres à ces visites qui deviennent ainsi des visites croisées. Des
résultats concrets ont été obtenus grâce à l¹ensemble de ces actions . On
peut citer, notamment, la mise au point commune (ANSM et LNCQ membres)
d¹une nouvelle méthode analytique permettant de doser simultanément deux
substances actives (artésunate et amodiaquine) d¹une association
anti-paludique figurant sur la liste des médicaments essentiels de l¹OMS
et largement utilisée en Afrique ; celle-ci a, par ailleurs, fait l¹objet,
en 2012, d¹une publication internationale pour laquelle les laboratoires
participants sont co-auteurs. Toujours en 2012, tous les LNCQ membres ont
participé à l¹étude collaborative ; ils ont, pour la 1ère fois, tous
atteint le niveau de qualité requis pour les analyses testées. Les
formations centralisées dispensées par l¹ANSM et la DEQM, avec le soutien
de l¹OMS, désormais organisées dans les pays en collaboration avec le LNCQ
hôte (Sénégal, puis, en mars 2013, Tunisie) renforcent encore l¹aspect de
fonctionnement en Réseau, ainsi que l¹impact et l¹intérêt de ces
formations. Deux LNCQ ont obtenu la pré-qualification OMS et des nouvelles
demandes d¹adhésion ont été formulées récemment : une en 2012, deux cette
année.
La rencontre 2013 a vu la participation d¹une trentaine de représentants,
en provenance de 12 pays, qui, durant un jour et demi, ont échangé
informations et expériences, au sein de débats riches et interactifs ;
elle a été clôturée par une table ronde sur « les outils de screening et
de détection rapide des produits frauduleux sur le terrain ». Un programme
d¹actions 2013-2014 a été arrêté avec l¹ensemble des membres. De nouvelles
pistes se sont fait jour, tels des partenariats croisés en vue de
financements nouveaux, avec l¹UEMOA notamment. Le Directeur général de
l¹Agence, le Pr Dominique Maraninchi, rappelant les principes de base de
l¹Agence, que sont la transparence, la réactivité et l¹ouverture, a
souligné son attachement au Réseau, son engagement et aussi sa fierté de
voir, dans les locaux de l¹agence française, tous les directeurs africains
présents, soulignant l¹importance du travail mené avec la DEQM (l¹Europe)
mais aussi avec l¹OMS (l¹international).
Ainsi, le développement du Réseau, avec l¹intégration de deux nouveaux
adhérents en 2013 portant à 15 pays le nombre des LNCQ représentés
(Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Côte d¹Ivoire, France,
Madagascar, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, République démocratique du
Congo, Sénégal, Tunisie) change de dimension et démontre son dynamisme.
Apprécié tant par ses membres que par ses partenaires, le Réseau permet
ainsi la réalisation d¹un travail important et constructif où la
coopération n¹apparait plus sous une forme classique mais où l¹aspect «
réseau » se fait de plus en plus sentir, que ce soit par le nombre
croissant de ses adhérents, l¹utilisation de la plateforme interactive,
les visites croisées ou encore les formations centralisés organisée dans
les pays membres eux-mêmes.