[e-med] Nouvelle formulation des sels de r�hydratation orale

E-MED: Nouvelle formulation des sels de r�hydratation orale
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Communiqu� de presse
OMS/35
8 mai 2002

LA NOUVELLE FORMULATION DES SELS DE REHYDRATATION ORALE PERMETTRA DE SAUVER
DES MILLIONS DE VIES

On observera une diminution du nombre des d�c�s et de la gravit� des cas
Gen�ve et New York - La nouvelle formulation des sels de r�hydratation
orale (SRO), publi�e par l'Organisation mondiale de la Sant� (OMS)
aujourd�hui, permettra de sauver des millions de vies et de diminuer la
gravit� des cas de diarrh�e aigu�.

Les SRO servent � pr�parer une solution de sodium et de glucose utilis�e
couramment pour traiter les enfants atteints de diarrh�e aigu�, un facteur
important de mortalit� chez l�enfant de moins de 5 ans dans le monde. La
nouvelle formulation permet de diminuer la gravit� de la diarrh�e et des
vomissements, le nombre des hospitalisations, le besoin d�interventions
co�teuses (injection de solutions intraveineuses pour compenser les pertes
hydriques) et la dur�e de la maladie.

Les SRO permettent de sauver des millions de vies dans le monde. Ce geste
facile et peu on�reux fait diminuer la mortalit� et les souffrances
imputables � la d�shydratation provoqu�e par la diarrh�e. Depuis que l�OMS
a adopt� les SRO en 1978 comme premier moyen de lutte contre la diarrh�e,
le nombre des d�c�s infantiles dus � des diarrh�es aigu�s a �t� ramen� de 5
� 1,3 million par an.

La nouvelle formulation r�sulte de recherches approfondies parrain�es par
le d�partement OMS Sant� et d�veloppement de l'enfant et l'adolescent, avec
l'appui de l'Agence des Etats-Unis pour le d�veloppement international
(USAID).La derni�re �tude a �t� men�e dans cinq pays en d�veloppement sur
des enfants �g�s d�un mois � deux ans et pr�sentant une diarrh�e aigu� et
une d�shydratation.

Les r�sultats donnent � penser que la faible teneur en sodium et en glucose
des SRO diminue de 33 % le besoin en solutions intraveineuses. Cette baisse
pourrait avoir pour effet de r�duire le nombre d�enfants n�cessitant d��tre
hospitalis�s, le nombre d�infections secondaires, le besoin de manipuler du
sang, avec toutes leS cons�quences potentiellement dangereuses que ce geste
entra�ne, et les d�penses m�dicales.

La th�rapie par r�hydratation orale est l�un des grands succ�s de la sant�
publique de notre �poque, estime le docteur Gro Harlem Brundtland,
Directeur g�n�ral de l'OMS. La diminution de moiti� de la mortalit�
infantile due � la diarrh�e est une r�ussite remarquable mais, malgr� ces
progr�s, cette pathologie reste une cause majeure de d�c�s. Cette semaine,
lors de la Session extraordinaire de l�Assembl�e g�n�rale des Nations Unies
consacr�e aux enfants, les gouvernements se fixeront un nouvel objectif :
diminuer � nouveau de moiti� d�ici 2010 la mortalit� infantile due � la
diarrh�e. �

Des recherches ont �t� entreprises sur la th�rapie par r�hydratation orale
pour la premi�re fois � la fin des ann�es 40 mais ce n�est que 20 ans plus
tard que l�id�e a �t� d�velopp�e par des instituts de recherche au
Bangladesh et en Inde pour la prise en charge des cas graves de chol�ra. Il
a ensuite �t� g�n�ralement admis que seuls les professionnels de sant�
pouvaient pr�parer et administrer la solution et que son usage se limitait
donc � l�h�pital. L�utilisation des SRO pendant la guerre de 1971 entre l�
Inde et le Pakistan a apport� des preuves convaincantes qu�ils pouvaient
�tre administr�s par du personnel sans formation m�dicale, par les
b�n�voles ou par les membres des familles.

La guerre a provoqu� une situation d�urgence sanitaire dans les camps
insalubres, surpeupl�s et primitifs mis en place aux fronti�res pour
h�berger les populations fuyant la violence. Ces camps sont devenus
rapidement le th��tre d��pid�mies, notamment de chol�ra. Avec la
propagation rapide de celui-ci et l�augmentation de la mortalit�, le
directeur d�un centre m�dical dans l�un des camps a montr� au personnel
comment distribuer les SRO stock�s dans des barils m�talliques r�partis
dans le camp. La distribution, comme la solution, �tait simple mais
efficace.Les solutions de SRO, administr�es par les membres des familles et
d�autres, ont permis d� obtenir une baisse spectaculaire de la mortalit�.

Dans les camps de r�fugi�s o� l�on utilisait les SRO, les taux de mortalit�
n��taient que de 3 %, contre 20 � 30 % dans ceux ayant seulement recours
aux traitement intraveineux. Mais le corps m�dical gardait sa position et
doutait qu�un probl�me aussi d�vastateur p�t avoir une solution aussi simple.

L�am�lioration spectaculaire de la prise en charge � domicile de la
diarrh�e par les SRO a eu lieu entre 1990 et 1995 et a sauv� un million
d�enfants chaque ann�e. En 1990, on utilisait les SRO dans environ un tiers
des cas de diarrh�es et, en 1995, la proportion atteignait 85 % dans les 33
pays notificateurs repr�sentant la moiti� de la population mondiale de
moins de 5 ans.

Pour atteindre l�objectif de 2010, nous devons d�velopper consid�rablement
l�usage des SRO. Pour y parvenir, les parents, les soignants b�n�voles et
les agents de sant� auront un r�le essentiel � jouer. Il est �galement tr�s
important de g�n�raliser l�acc�s aux sachets de SRO d�s qu�ils sont utiles.
Dans l�id�al, les familles devraient toujours en avoir � domicile pour
pouvoir les pr�parer d�s qu�elles en ont besoin. L� utilisation de ces sels
devrait devenir syst�matique au moindre signe de diarrh�e pour �viter que
les parents attendent trop longtemps avant de r�hydrater leur enfant. Si
nous y arrivons, les objectifs pour 2010 seront � notre port�e �, a pr�cis�
le docteur Tomris Turmen, Directeur ex�cutif � l�OMS de Sant� familiale et
communautaire.

L�utilisation de la nouvelle formulation des SRO commencera cette ann�e en
Inde.

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