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Envoyé : jeudi 6 septembre 2012 10:39
Bruxelles) >>> Communiqué du PNUE: Perspectives mondiales en matière de
produits chimiques
Produits chimiques : des mesures d'urgence s'imposent pour réduire les
risques sur la croissance, la santé et l'environnement
L’utilisation grandissante de produits chimiques dans les pays en
développement entraîne un plus grand risque d'exposition à des substances
dangereuses
Une nouvelle étude montre qu’une gestion rationnelle des produits chimiques
peut offrir des avantages économiques substantiels et soutenir une économie
verte
Genève/Nairobi/Mexico/New York, le 05 septembre 2012 - Selon un nouveau
rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), une
action urgente des gouvernements et de l'industrie est nécessaire afin de
limiter l’augmentation des risques sanitaires et environnementaux posés par
la gestion non durable des produits chimiques à travers le monde.
Ces risques sont aggravés par des modifications constantes dans les modes de
production, d'utilisation et d'élimination des produits chimiques. Le
problème concerne aussi bien les pays développés et que les pays émergents
et les économies en développement, où les garanties et les règlements sont
souvent plus faibles, affirme le rapport.
Ce nouveau rapport intitulé "Global Chemicals Outlook" (en français
“Perspectives mondiales en matière de produits chimiques“), publié
aujourd'hui, met en évidence le lourd fardeau économique que représente ces
substances chimiques, en particulier pour les pays en développement.
En Afrique sub-saharienne, on estime que les coûts résultant des
intoxications aux pesticides dépassent maintenant le somme totale annuelle
de l'aide publique au développement accordée à la région en matière de soin
de santé de base, à l'exclusion de l'aide publique pour le VIH/SIDA.
Dans la même région, on estime que le coût total des maladies et des
blessures liées aux pesticides pourrait atteindre 90 milliards de dollars
(USD) d’ici 2020.
Une gestion saine des produits chimiques peut aider à réduire les charges
financières, les problèmes de santé et les niveaux de pollution. Cela aurait
aussi un impact positif sur les moyens de subsistance, la préservation des
écosystèmes, et le développement des technologies vertes, indique l'étude.
La publication du rapport découle des engagements qui ont été renouvelés par
les pays lors du sommet de Rio +20 en juin dernier. Ces engagements
concernent le déversement illégal de déchets toxiques, le remplacement des
substances chimiques dangereuses par des alternatives plus sûres, et
l’augmentation du taux de recyclage des déchets.
En examinant les tendances mondiales en matière de produits chimiques et
leurs implications économiques, le rapport du PNUE cartographie les
approches les plus efficaces afin d’aider les décideurs politiques à tenir
leurs engagements.
“Les communautés du monde entier - et plus particulièrement dans les pays
émergents et dans les pays en voie développement - sont de plus en plus
dépendantes des produits chimiques, des engrais, des produits en plastiques
et des produits électroniques, pour développer leurs économies et améliorer
leurs revenus,“ a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint de l’ONU
et Directeur exécutif du PNUE.
"Cependant si les produits chimiques peuvent fournir des bénéfices, cela ne
doit pas se faire au détriment de la santé humaine et de l'environnement. La
pollution et les maladies liées à l'utilisation, à la production et à
l'élimination non durable des produits chimiques peuvent gravement entraver
les progrès et l’accomplissement des objectifs de développement clés. En
effet, cela affecte l'approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire, le
bien-être et la productivité des travailleurs. Réduire les risques et
améliorer la gestion des produits chimiques, à tous les stades de la chaîne
d'approvisionnement, est donc une composante essentielle de la transition
vers une économie verte, sobre en carbone et économe en ressources", a
ajouté M. Steiner.
En 2002, lors du Sommet mondial sur le développement durable (SMDD) de
Johannesburg, les Etats membres des Nations Unies avaient fixé un objectif
en matière de produits chimiques : d'ici 2020, les produits chimiques
devraient être produits et utilisés de manière à minimiser les effets
négatifs sur la santé humaine et sur l'environnement.
"L'analyse économique présentée dans le rapport démontre que la gestion
rationnelle des produits chimiques est un domaine aussi important que
l'éducation, les transports, les infrastructures, les services de soins de
santé et les autres services publics essentiels. C’est un secteur dans
lequel on pourrait créer de nombreux emplois verts décents, tout en
améliorant les moyens de subsistance des pays développés et en
développement", a déclaré le Dr. Maria Neira, Directrice du département pour
la Santé publique et l'environnement à l'OMS.
"La gestion à long terme des produits et des déchets et des déchets
chimiques est à la bases d'une économie verte florissante, cela permet
d’assurer un environnement plus sain et une répartition plus équitable des
bénéfices du développement au sein de la société", a ajouté le Dr. Neira.
Au cours de ces dernières années, les conventions internationales, les
gouvernements nationaux et les entreprises ont pris des mesures importantes
afin de développer les capacités nationales et internationales de gestion
saine et sécurisée des produits chimiques.
Toutefois le rapport "Global Chemicals Outlook" indique que le rythme des
progrès a été lent, et que les résultats sont trop souvent insuffisants.
•• Sur les 140.000 produits chimiques présents sur le marché
actuellement, seul une petite fraction a été soigneusement évaluée afin de
déterminer ses effets sur la santé humaine et l'environnement.
•• Dans les pays de l'OCDE, les données indiquent que les produits
chimiques inorganiques (tels que l'hydrogène sulfuré, l'ammoniac, l'acide
sulfurique et l'acide chlorhydrique) et les produits chimiques organiques
(tels que le styrène, le formaldéhyde, le toluène et l'acétaldéhyde) sont
les polluants atmosphériques le plus souvent libérés dans l’atmosphère, et
dans les plus grandes quantités.
•• Parmi les polluants rejetés en quantités importantes dans les eaux
de surface des pays de l'OCDE (principalement), on retrouve à nouveau des
produits chimiques inorganiques (comme l'acide nitrique, l'ammoniac et les
composés chimiques de manganèse) ainsi que des produits organiques (tels que
le méthanol, l'éthylène glycol, le phénol, le toluène et le formaldéhyde).
•• On estime que jusqu'à 75% des e-déchets (déchets électroniques)
générés en Europe, et environ 80% des e-déchets générés aux Etats-Unis, ne
sont jamais comptabilisés.
•• Les intoxications dues aux produits chimiques industriels et
agricoles sont parmi les cinq principales causes de décès dans le monde.
Cela équivaut à plus de 1 million de décès par an et à 14 millions d'années
de vie ajustées à cause de handicaps. Le taux d’accidents industriels
involontaires impliquant des produits chimiques continue de croître
rapidement.
Tendances mondiales en matière de produits chimiques : les impacts sur
l’environnement et sur la santé
Dans les pays en développement et dans les économies émergentes, les
produits utilisés par l'industrie chimique (tels que les colorants, les
détergents et les adhésifs) sont en train de remplacer les plantes
traditionnelles, les produits à base de céramique et les produits naturels
issus d’animaux.
Selon le rapport du PNUE, les ventes internationales de produits chimiques
sont appelées à augmenter d'environ 3% par an jusqu'en 2050.
L'Afrique et le Moyen-Orient devraient enregistrer une augmentation moyenne
de 40% de la production chimique entre 2012 et 2020. L'Amérique latine,
quant à elle, devrait connaître une hausse de 33%.
L'intensification de l’utilisation des produits chimiques, telle que
soulignée dans le rapport du PNUE, signifie que les produits chimiques
synthétiques sont en train de devenir les composants majeurs des flux de
déchets et de pollution dans le monde. Les individus et les habitats
risquent donc d’être de plus en plus exposés aux effets négatifs des
produits chimiques.
•• Au Soudan, des études ont démontré que les femmes enceintes qui
exercent une activité agricole (dans laquelle des pesticides sont utilisés),
sont exposées à un risque de mortalité trois fois plus élevé que la moyenne.
•• En Équateur, des villageois utilisaient de l’eau venant d’un point
d’eau situé à proximité d'un site d'extraction d'huile pour se baigner et
pour boire. Cette eau contenait des niveaux d'hydrocarbures pétroliers
jusqu'à 288 fois plus élevées que les normes de la Communauté Européenne.
•• Aux Etats-Unis, une étude datant de 2009 s’est penchée sur 212
produits chimiques. Cette dernière a révélé que toutes les substances
examinées ont été détectées dans une certaine portion de la population
nationale.
•• Dans les classifications harmonisées de l'UE, plus de 3000 produits
chimiques sont classés comme toxiques pour la vie aquatique. Les niveaux de
toxicité vont de "très toxique" à "toxique avec des effets nocifs à long
terme".
Les principales préoccupations écologiques incluent la contamination des
rivières et des lacs par les pesticides et par les engrais, la pollution aux
métaux lourds imputable à la production de ciment et de textile, et enfin la
contamination à la dioxine venant des exploitations minières.
Par ailleurs, le ruissellement des engrais et des pesticides contribue à
accentuer le problème des "zones mortes", pauvres en oxygène, présentes dans
les eaux côtières.
Selon le rapport du PNUE "L'avenir de l'environnement mondial 5 (GEO-5)",
sorti en juin 2012, seulement 13 des 169 zones mortes côtières de la planète
seraient en train de se rétablir.
Les polluants organiques persistants (POP) peuvent être transportés dans
l'air sur de longues distances et s’accumuler sur la terre et dans l’eau.
Ils peuvent aussi s'amasser dans les organismes et remonter la chaîne
alimentaire.
Le mercure, par exemple, est transformé par les organismes aquatiques en des
composés qui peuvent atteindre des dizaines de milliers de fois la
concentration initialement présente dans l'eau.
En plus de nuire à la biodiversité, cela peut avoir de graves répercussions
sur la pêche, qui est une source importante de protéines et de revenus pour
des millions de personnes dans le monde.
Les tendances mondiales en matière de produits chimiques : les implications
économiques
Le rapport explique qu’une transition vers une production, une utilisation
et une élimination durable des produits chimiques peut apporter d'importants
avantages économiques en matière de développement, de réduction de la
pauvreté, et de réduction des risques pour la santé humaine et pour
l'environnement.
La mauvaise gestion des produits chimiques, quant à elle, pourrait entraîner
des coûts de plusieurs milliards de dollars (USD) au niveau mondial. Ces
coûts, la plupart du temps, ne sont pas pris en charge par les fabricants,
ni par les autres acteurs de la chaîne d'approvisionnement. Ils sont souvent
pris en compte par des systèmes de protection sociale ou des assurances
individuelles.
•• La mauvaise gestion des composés organiques volatils est
responsable de pertes économiques globales estimées à 236,3 milliards de
dollars (USD).
•• L’exposition au mercure a entraîné des dommages sur la santé et sur
l'environnement qui sont estimés à 22 milliards de dollars (USD).
•• En Chine, les dommages sur le secteur de la pêche commerciale
causés par la pollution aiguë de l’eau ont été estimés à 634 milliards de
dollars (USD), sur une période d'un an.
•• Aux États-Unis, la mauvaise gestion des pesticides a abouti à une
perte de récolte estimée à 1,4 milliard de dollars (USD).
•• Au Royaume-Uni, l'accident survenu dans l’entrepôt de stockage
d’huile de Buncefield a donné lieu à l’un des plus grands incendies jamais
connu en temps de paix en Europe. Cet accident a causé des pertes
financières de plus d’un milliard de dollars (USD), rien que pour régler les
litiges et les frais médicaux.
Dans les pays développés et en développement, les chaînes
d'approvisionnement deviennent de plus en plus complexes et de plus en plus
longues. En outre, l’introduction de nouveaux composés chimiques signifie
que les produits sont maintenant plus susceptibles de ne pas respecter les
normes de sécurité, selon le rapport du PNUE.
Ce phénomène entraîne également une augmentation du risque d'accident de
travail, avec les lourdes charges financières en matière de soin de santé
qui en découle. Par exemple, les frais occasionnés par l'amiante, et les
cloisons sèches contaminées, s’élèvent à plus de 125 milliards de dollars
(USD) à travers le monde entier. Par ailleurs, ce chiffre ne cesse
d'augmenter.
Dans les pays émergents et les pays en voie de développement, des bénéfices
économiques importants peuvent être réalisés grâce à des pratiques agricoles
durables telles que la gestion intégrée des ravageurs (GIR).
La GIR consiste à utiliser moins de produits chimiques, et à introduire des
méthodes alternatives telles que la rotation des cultures, en vue de
favoriser la survie des ennemis naturels des ravageurs. Cela permet
également une meilleure surveillance phytosanitaire.
Dans les exploitations de pommes de terre d'Équateur, la GIR a été
introduite pour lutter contre les taux élevés d'empoisonnement par
pesticide. Les plantations de pommes de terre qui ont été gérées grâce à
cette méthode ont été bien plus productives et ont connu une baisse des
coûts de production de 20% par rapport aux parcelles traitées avec des
pesticides chimiques. Le nombre de personnes souffrant de problèmes
neurologiques liés aux pesticides a également diminué.
Dès les années 1990, l'Indonésie a introduit un programme intégré de lutte
antiparasitaire. Ce programme a aidé les agriculteurs à réduire
l'utilisation des pesticides de moitié et à augmenter les rendements
d'environ 10%.
Les gains économiques provenant de la mise en œuvre du programme national de
GIR 2001-2020 sont équivalents à 3,65% du PIB de l'Indonésie (en 2000).
Grâce à ce programme, on prévoit que dans les 19 prochaines années plus de
20.000 cas d'intoxications aiguës aux pesticides seront évités chez les
cultivateurs de riz. Des bénéfices équivalents à un total cumulé de 22% du
PIB de l'Indonésie en 2000 devraient être dégagés. Enfin on prévoit
également une augmentation du revenu des ménages de près de 5 pour cent.
Les bénéfices globaux liés au retrait de l'essence au plomb s’élèvent à 2,45
milliards de dollars (USD), soit 4% du PIB mondial annuel.
Améliorer la gestion des produits chimiques en fin de cycle de vie peut
aussi servir à soutenir les activités de récupération des matières
précieuses. Cet argument est particulièrement pertinent en ce qui concerne
les déchets électroniques (e-déchets). En effet, dans les pays en
développement, ces derniers sont de plus en plus souvent soit recyclés soit
démantelés, et ce afin d’en retirer les métaux précieux comme l'or ou le
cuivre.
Dans les pays en développement, le recyclage des déchets électroniques est
un secteur en grande partie non réglementé. Les travailleurs y sont
régulièrement exposés à de nombreux produits chimiques nocifs, comme les
dioxines émises lors des opérations de récupération à chaud des métaux
contenus dans les câbles.
Au Ghana, l'introduction de technologies de recyclage plus sûres et plus
efficaces, comme alternative à la récupération à chaud des métaux contenus
dans les câbles, a entraîné une augmentation de 45% des recettes par
ordinateur de bureau recyclé.
En outre, en utilisant des techniques de recyclage améliorées, il est prouvé
que l’on peut récupérer jusqu'à 90% des substances appauvrissant l'ozone
contenues dans les déchets électroniques.
Recommandations
Au cours des quatre dernières décennies, de nombreux pays ont créé des
cadres juridiques, des autorités réglementaires et d’autres mesures visant à
réduire les risques liés aux produits chimiques.
Les fabricants de produits chimiques ont également développés de nouvelles
méthodes et de nouvelles lignes directrices visant à renforcer ces efforts.
Sur le plan international, l’Approche stratégique de la gestion
internationale des produits chimiques du PNUE et la Conventions sur les
déchets et les produits chimiques dangereux de l’ONU constituent des cadres
réglementaires et volontaires pour la promotion de la gestion rationnelle
des produits chimiques.
Mais en dépit de ces progrès, le rapport "Global Chemicals Outlook" souligne
que des efforts supplémentaires sont nécessaires à tous les stades de la
chaîne d'approvisionnement des produits chimiques. L'objectif contenu dans
le Plan d'application de Johannesburg (qui doit être atteint en 2020) et les
avantages associés, ne sera réalisé que si des efforts supplémentaires sont
entrepris.
Le rapport liste les approches clés pour une transition mondiale vers une
meilleure gestion des produits chimiques, plus particulièrement dans les
pays en voie de développement et dans les économies émergentes:
•• Intégration - Une gestion saine des produits chimiques doit être
complètement intégrée dans les plans nationaux économiques et sociaux. Les
responsabilités en la matière sont souvent partagées entre plusieurs
organismes, ce qui conduit à des réponses fragmentées et inefficaces.
•• Les nombreuses parties prenantes - Dans beaucoup de pays, se sont
les sociétés commerciales qui disposent des capacités techniques et de
l'information la plus complète sur les produits et les déchets chimiques.
Par conséquent, les producteurs, les fabricants et les importateurs
devraient être en première ligne en ce qui concerne la gestion sécurisée des
produits chimiques, ils devraient aussi jouer un rôle actif dans
l'élaboration des politiques gouvernementales.
•• Prévention - Les gouvernements nationaux des pays émergents et des
pays en voie de développement devraient élaborer des politiques publiques
qui mettent l'accent sur la prévention des risques et la promotion des
alternatives plus sûres, plutôt que de se concentrer uniquement sur
l'assainissement des sites pollués.
•• Renforcement des capacités - Les coûts qui résultent d’une gestion
efficace des produits chimiques et des déchets demeurent un obstacle pour de
nombreux pays. Il existe un besoin urgent d'aide financière venant des pays
développés et des donateurs internationaux. Les gouvernements des pays
émergents et des pays en développement devraient promouvoir l'innovation et
l'utilisation de produits chimiques plus sûrs afin d’attirer les
investissements.
De nombreux pays ont pris les devant et ont mis en place de nouvelles
approches de gestion des produits chimiques
Le Brésil a créé une Commission nationale sur la sécurité chimique pour
améliorer la coordination entre les organismes gouvernementaux. Le Costa
Rica a également mis en place un organe similaire.
En Ouganda, une initiative soutenue par l'ONU a supervisé l'intégration des
priorités en matière de gestion des produits chimiques dans le Plan national
quinquennal de développement.
"L'agriculture durable, les bâtiments verts et la gestion des déchets et des
produits chimiques sont tous des ingrédients essentiels pour tous les
secteurs liés à la transition vers une économie verte", a déclaré Achim
Steiner, le Directeur exécutif du PNUE.
"Mais pour tirer parti des avantages économiques de la gestion rationnelle
des produits chimiques, il faudrait une coopération plus étroite et une
meilleure planification entre les ministères, les secteurs public et privé,
et les autres acteurs de la chaîne d'approvisionnement des produits
chimiques."
"Des efforts globaux et ambitieux, soutenus par des financements
stratégiques seront nécessaires. Une telle action pourrait permettre de
mettre le thème de la gestion des produits chimiques au sommet de l'agenda
politique international et contribuerait à assurer un développement
durable", a ajouté M. Steiner.
Le rapport "Global Chemicals Outlook" propose d'autres recommandations
spécifiques destinées aux pays, aux entreprises et à la société civile, et
ce pour accélérer les progrès vers l'objectif de 2020. Il s'agit notamment
de :
•• Construire des approches et des analyses cohérentes pour surveiller
les taux d’expositions chimiques et leurs effets sur l'environnement et la
santé.
•• Analyser systématiquement le coût économique des effets qu’ont les
produits chimiques.
•• Adopter et mettre en œuvre des instruments juridiques qui
définissent les responsabilités du secteur public et privé en matière de
contrôle des produits chimiques.
•• Générer un ensemble de références harmonisées concernant les effets
des produits chimiques sur la santé et sur l'environnement, et rendre cette
table de références accessible au public.
•• La société civile devrait participer activement aux prises de
décisions sur la sécurité chimique, et ce à tous les niveaux.
Notes aux rédacteurs
Le rapport complet "Synthesis Report for Decision-Makers - Global Chemical
Outlook: Towards Sound management of Chemicals" est disponible à l’adresse
suivante : www.unep.org/hazardoussubstances/
Pour des plus amples informations sur la branche du PNUE dédiée aux produits
chimiques, visitez le site : www.unep.org/themes/chemicals/
La troisième session de la Conférence internationale sur la gestion des
produits chimiques aura lieu à Nairobi, du 17 au 21 septembre 2012. Pour
plus d'informations, visitez le site :
http://www.saicm.org/index.php?option=com_content&view=article&id=96&Itemid=
485
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l'Information, par Tél. : +254 733 632 755, par E-mail :
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