[e-med] Pour un bon usage du nécessaire à perfusion.

Nécessaire implication du pharmacien dans l'information des utilisateurs de
dispositifs médicaux stériles pour un bon usage : exemple du perfuseur

Journal de Pharmacie Clinique.
Numéro 23, volume 4, 241-8, octobre-novembre-décembre 2004, Article original
Auteur(s) : D Cabelguenne, C Cote, R Martin, JP Auray, MT Brandon
http://www.john-libbey-eurotext.fr/fr/revues/bio_rech/jpc/e-docs/00/04/08/4B/resume.md?type=text.html

Résumé : L'origine des difficultés d'utilisation du nécessaire à perfusion
par le personnel soignant à l'hôpital a été recherchée. Elle est notamment
liée à la représentation du dispositif. Pour résoudre le problème de
disponibilité d'informations des infirmières pour le bon usage du perfuseur,
ont été réalisés successivement : une analyse bibliographique, un audit de
pratiques et une enquête sur la représentation de la perfusion chez les
infirmier(ère)s. L'outil pour l'enquête était construit en quatre parties :
un questionnaire préliminaire pour définir le profil de l'infirmier(ère) et
de l'étudiant en institut de formation en soins infirmiers (IFSI) et trois
exercices : association libre, différenciateur sémantique et analyse de
similitude. Soixante-huit infirmier(ère)s ont été interrogé(e)s ainsi que 87
étudiants de 1 re année. À l'issue de l'analyse bibliographique et de l'audit,
il a été mis en évidence la multiplicité des usages et des référentiels d'usage
qui contribuent aux difficultés d'utilisation. Les résultats de l'enquête
ont permis d'évaluer le besoin en information des infirmier(ère)s. La
justification du bon usage du nécessaire à perfusion repose sur le bon usage
du médicament, car le médicament, objet scientifique, constitue un élément
central dans la représentation de la perfusion. En revanche, dans la
représentation, le perfuseur, objet technique est réduit à une tubulure,
incapable de régler un débit et dont le rôle se limite au transfert du
médicament. Les éléments en rapport avec les caractéristiques techniques du
perfuseur, son fonctionnement et sa technique d'utilisation sont situés en
périphérie de la représentation. Les connaissances des infirmier(ère)s
doivent donc être renforcées sur ces éléments. De plus, selon les résultats
de l'enquête, renforcer les connaissances techniques participe à la
revalorisation du dispositif et à la maîtrise de son usage. Enfin, l'utilisation
du régulateur de débit contribue à la banalisation du perfuseur et
probablement à son mésusage. Pour résoudre le problème de disponibilité de l'information,
un programme d'information répondant aux besoins des infirmier(ère)s
identifiés au cours de l'enquête, a été conçu puis validé par des
professionnels de santé. Il est présenté sous la forme d'un cédérom intitulé
« Pour un bon usage du nécessaire à perfusion. ».

Mots-clés : pharmacien, information, dispositif médical, représentation
sociale, matériovigilance

Bravo pour le choix de l'étude, elle donne ses lettres de noblesse à
   la pharmacie clinique. En effet, on peut considérer que l'acte
   thérapeutique est vécu par les malades et le personnel soignant sous
   deux aspects. L'un que nous pouvons appelé "processus endogène" et
   concerne les symptômes et plaintes dues à la maladie et l'espoir
   placé dans les moyens médicaux pour la combattre. L'autre "processus
   exogène" c'est à dire l'ensemble des facteurs
   environnementaux intimement liés à l'acte médical, et dans ce
   dernier procéssus le pharmacien peut apporter sa contribution
   spécifique. Ici c'est le perfuseur, comme cela aurait pu être le
   dispositif intrautérin ou n'importe quel dispositif médical, et c'est
   pourcela que je salue l'étude. Personnellement, je trouve dans l'usage
   rationnel des médicaments deux approches qui se taillent la part du
   lion, à savoir l'approche médicale (bien prescrire et bien dispenser
   les médicaments) et l'autre approche que nous pouvons appeler
   financière (lutter contre les gaspillages financiers par les
   génériques...) qui sont certes toutes les deux importantes. Cependant,
   on gagneraient à leur ajouter une troisième approche que nous
   appelerons socio-culturelle (comme la représentation de la maladie
   et de ses origines par le malade, sa famille et les infirmiers,
   l'impact des croyances et de la foi pour booster l'effet des
   médicaments, le vécu par le malade et les infirmiers du temps de
   guérison...) et à ce niveau nous avons très peu de données, non
   seulement pour adapter les sélections de nos listes de médicaments
   essentiels, mais aussi pour répondre aux questions de nos malades. La
   médecine est bien un art et une science et médecins, pharmaciens,
   sociologues ont leur place. J'aimerais bien recevoir un tiré à part de
   votre article

   Professeur A. Helali
   Docteur en médecine, pharmacologue clinicien
   Directeur du Centre National de Pharmacovigilance et de
   Matériovigilance
   BP 247. C.H.U de Bab El Oued. 16009 Alger
   pharmacomateriovigilancedz@hotmail.com

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Bonjour tout le monde,
Je voudrais être briefé de façon synthétique sur les composantes de l'usage rationnel des médicaments.
Par ailleurs, je souhaiterais recevoir de votre part, une liste des indicateurs à surveiller de façon constante dans le cadre de l'usage rationnel des médicaments essentiels, avec la compréhension de chaque indicateur.

Gabriel BUKASA
gabybukasakaleka@yahoo.com