[e-med] Une OI demande aux U.S.A. de ne pas pousser l'Inde à rejeter les licences pour les anticancéreux

(Remerciements à CR pour la traduction.
La lettre est disponible ici : http://cancerunion.org/files/UACT-Froman-Oct292014-dasatinib.pdf
CB)

Une Organisation Internationale demande aux U.S.A. de ne pas pousser l'Inde à rejeter les licences pour les anticancéreux

http://www.thehindu.com/news/international/world/us-asked-not-to-pressurise-india-to-reject-cancer-drug-license/article6551176.ece

Une organisation internationale (OI) travaillant pour les malades atteints
de cancers a demandé à l'administration de Obama de ne pas pousser l'Inde
à rejeter une demande de licence obligatoire pour un traitement d'une
forme rare de leucémie, ce qui serait reconnaitre de facto son prix
excessif.

Dans une lettre au représentant du commerce américain (US
TradeRepresentative - USTR), Mike Froman, l'Union pour des Traitements du
CancerAbordables (Union for Affordable Cancer Treatment - UACT), s'oppose
à la politique en faveur de prix élevés pour les traitements du cancer
autour du monde.

Dans son courrier, UACT fait référence à des rapports récents laissant
entendre que USTR est en train de pousser le gouvernement indien à
rejeterune licence obligatoire sur le dasatinib, un traitement d'une forme
rare de leucémie.

Le prix de Bristol-Myers Squibb (BMS) pour le dasatinib dépasse les USD
100 par jour, ce qui le rend hors de portée pour les malades atteints
deleucémie en Inde.

L'opposition du gouvernement américain contre une licence obligatoire sur
le dasatinib est une reconnaissance de facto d'un prix excessif, on peut
déjà en prévoir les cruelles conséquences pour les malades de leucémie,
qui ontdéveloppé des résistances à imatinib.

Le courrier de UACT s'oppose aussi à la thèse qui veut que USTR utilise
les intérêts américains en poussant pour des monopoles plus forts pour les
médicaments.

Dans ce courrier, il est dit que, alors que BMS essaie de justifier les
prix élevés des anticancéreux sur la base des coûts de R&D, il se trouve
que le dasatinib n'a pas coût cher à BMS, qui a bénéficié largement des
aides à la recherche du gouvernement américain, dont les recherches et les
études cliniques financées par le NIH ainsi que d'un abattement de 50% des
taxes sur les études financées par BMS