Bonjour,
Juste vous informer que dans la même thématique de la mise en oeuvre de
nouvelles méthodes pour l'analyse de médicaments contrefaits en particulier
les antipaludéens, l'université de Liège (Belgique) en collaboration avec
l'Université de Kinshasa (R.D.Congo) travaille depuis bientôt 2 ans dans ce
domaine. Je suis doctorant dans ce projet sur le developpement de méthode
d'analyse pour lutter contre la contrefaçon de médicament.
Un article intitulé : Innovative high-performance liquid chromatography
method development for the screening of 19 antimalarial drugs based on a
generic approach, using design of experiments, independent component
analysis and design space, Journal of Chromatography A, Volume 1218, Issue
31, 5 August 2011, Pages 5205-5215
B. Debrus, P. Lebrun, J. Mbinze Kindenge, F. Lecomte, A. Ceccato, G.
Caliaro, J. Mavar Tayey Mbay, B. Boulanger, R.D. Marini, E. Rozet, Ph.
Hubert
Dans cet article, il est d'abord développé une méthode HPLC générique pour
le screening de 19 antibiotiques (amodiaquine, quinine, chloroquine,
sulfalène, sulfadoxine, pyriméthamine, proguanil, luméfantrine, atovaquone,
méfloquine, artéméther, artésunate, dihydroartémisinine, artéether,
artémisinine...). Donc la méthode permet de distinguer ces 19 molécules dans
le but de lutter contre la contrefaçon de médicament.
En suite, 5 méthodes ont été développés pour le screening simultané des
différentes molecules trouvées en association médicamenteuse comme :
- Artésunaté - Amodiaquine comme le cas de l'article qui vient d'être cité
par E-med
- Artésunate - Sulfalène - Pyriméthamine
- Artéméther - Luméfantrine
- Dihydroartésunate - Pipéraquine
- Dihydroartésunate - Sulfalène - Pyriméthamine
Voilà donc, toutes ces combinaisons médicamenteuses qu'on trouvent souvent
dans les pays Africains peuvent être analysées par ces méthodes qui vient
d'être publiées (méthodes simple, rapide HPLC-UV), cela permet de bien
contrôler ce phénomène de la contréfaçon en Afrique.
Pour le moment, nous travaillons sur les anti-inflammatoires non steroîdiens
(voir : http://orbi.ulg.ac.be/myorbi) et les antibiotiques.
Faire allusion à notre article dans votre journal, sera une façon de nous
encourager dans cette démarche
Merci
Jérémie MBINZE KINDENGE
Chef. de travaux
Université de Kinshasa
R.D.Congo
Doctorant à l'Université de Liège
Belgique