La qualité dun médicament, dun laboratoire de contrôle qualité, dune centrale dachat se construit au long de la vie du médicament ou de lorganisation ; il sagit dun processus évolutif qui rend dynamique lorganisation chargé de contrôler ou de sapprovisionner en médicament ; ceci lui permettant de sadapter à lévolution du monde pharmaceutique qui se complexifie de plus en plus.
Les centrales dachats ont bien intégré dans leur procédure de pré qualification la notion du couple produit/fabricant ; autrement dit ils ont bien compris les risques de pré qualifier un panel de produits pour un seul fabricant, les réalités étant différentes dun produit à un autre pour un même fabricant ( source de matière première, site de fabrication du produit fini, étude de bioéquivalence )
Même si le contrôle Qualité ne permet de garantir en totalité la fiabilité pharmaceutique des médicaments, les Laboratoires de contrôle Qualité doivent jouer un rôle indispensable dans le processus daccréditation des médicaments, en contrôlant la qualité pharmaceutique des produits ; Ce rôle est de mettre à la disposition des autorités réglementaires (Ministères de la santé, via les Directions de la pharmacie et des médicaments) des informations fiables quant à la qualité, lefficacité et la sécurité des médicaments.
Il faudrait donc un travail en réseau entre le laboratoire national de contrôle qualité suffisamment fonctionnel , la DPM et la centrale dachat pour harmoniser leurs efforts pour obtenir des médicaments de qualité ; on est à lère des grands ensemble et aucune structure ne peut prétendre travailler efficacement et avec efficience seule.
Malheureusement de nombreux Laboratoire Nationaux de Contrôle Qualité des médicaments, nont pas intégré dans leur fonctionnement interne une démarche Assurance Qualité basée sur la maîtrise des risques.
Ainsi, malgré lexistence de ces laboratoires dans certains pays, de nombreux médicaments commercialisés ne font pas lobjet de Contrôle Qualité. Ceci est dautant plus alarmant pour les nouveaux traitements médicamenteux (les médicaments utilisés contre le VIH/SIDA : ARVs les nouvelles molécules utilisées contre le paludisme : ACT les médicaments contre la tuberculose : TB) pour lesquels les méthodes de contrôle ne sont pas encore dans les pharmacopées.
Face à ce constat , il est opportun et légitime de se poser la question du partage des ressources et des expériences au sein dun laboratoire sous régional ; pourquoi ne pas mutualiser les ressources et les compétences pour disposer dun laboratoire qui fonctionne pour le bénéfice de tous les pays que de disposer de laboratoire par pays qui ont du mal à fonctionner ? la question mérite dêtre posée.
une mise en commun des expertises de chaque pays semble être la seule voie, pour maîtriser tant soit peu la qualité des médicaments importés ; la spécialisation de plus en plus poussée ,oblige à travailler de façon collégiale pour associer lensemble des compétences :cest le concept du travail en réseau
BA Alassane
CHMP
Pharmacien Responsable Qualité
a.ba@chmp.org