[e-med] (4)Les Etats africains invités à élever les budgets de la Santé

Les financements de la Santé en général et du médicament en particulier
proviennent essentiellement de trois sources principales:
- les budgets des Etats
-la participation communautaire
-l'apport + en + considérable des bailleurs.
Et il faut nécessairement trouver un équilibre entre ces trois sources pour
maintenir l'ensemble du système de santé de nos Etats.

Cependant il faut reconnaitre qu'aujourd'hui le médicament "désacralisé" (parceque sorti de son milieu naturel et originel ) est plutôt vu et perçu à travers l'Initiative de BAMAKO ou ce qui l'en reste mais également à travers certains programmes de santé financés, comme une source de financement qu'un moyen de soulager le malade.En effet l'argent généré par la vente des médicaments sert beaucoup plus à régler des problèmes matériels, de maintenance ,des problèmes sociaux (indemnisation des travailleurs...) qu'à renouveler le stock.

La participation des Etats (budget santé) s'emmenuisant de plus en plus sert
ainsi de prétexte dans les structures publiques de Santé pour vendre le plus
souvent à des prix défiants toute concurrence pour faire face aux charges de
plus en plus croissantes et pressantes de la structure.

Le financement par le bailleur de l'achat du médicament dans de nombruex
programmes devrait normalement épargner les populations défavorisées mais
c'est tout le contraire ;car une frange de cette population est privée de
médicaments et même de soins adéquats.Il faut revoir le systéme de
financement pour le bailleur qui doit intégrer dorénavent beaucoup de
critéres notamment les initiatives locales de productions ,la préférence
nationale, la viabilité du secteur privé national, la participation du privé
dans la stratégie de la croissance accélérée.....

Dr Aboubakrine SARR
Président du syndicat des Pharmaciens privés du SENEGAL
abousar@jokkoo.sn

Le rôle de l'état dans la santé publique est primordial et il est anormal et
contraire aux promesses de Abuja que la part du budget national reste aux
environs de 3/4%.
Le discours de la gratuité de la santé est politiquement correct en
apparences puisque l'on demande une plus grande participation aux
bailleurs du nord pour résoudre cette équation il favorise une certaine
recolonisation ou au moins un impérialisme du nord sur le sud.
Est-on sûr que c'est le souhait des populations, même les plus pauvres,
alors qu'elles dépensent bien plus que les institutions publiques pour se
soigner?
Est-on sûr que cela va participer au développement?
A l'heure où les fondations privées prennent de plus en plus de place dans
les financements internationaux ne faut-il pas craindre des dérives?
L'exemple du PEPFAR ne doit-il pas nous faire craindre que la gratuité
apporte avec elle des contraintes qui risquent un jour d'être
inacceptables, trop tard car le système sera devenu rigide?

Cette question mérite plus que des déclarations de principe sur une panacée
qui serait la gratuité des soins.

Jean loup REY
médecin de santé publique
Le Barry
04180 Villeneuve
06 16 53 83 30

Au delà du faible taux du budget national alloué à la santé, il y a
l'épineux problème de l'efficience allocative. Comment l'Etat finance-t-il
les dépenses de santé? La plupart des mécanismes de financement par l'Etat
montre une certaine incohérence. Par exemple au Bénin, il n'est par rare de
constater que pour le peu de financement alloué, la procédure d'allocation
est tellement lourde que le consommable qui peut être acheté à la Centrale
d'achat à x francs est livré à 2 fois voire 3 fois son prix. Il en est de
même pour l'acquisition des équipements et des infrastructures. Il y a donc
un gap considérable entre les montants annoncés par les budgets nationaux et
le contenu de l'appui de l'Etat.
Pour tenir leur promesse, les Etats doivent non seulement revoir à la hausse
le montant des budgets alloués à la santé, mais aussi alléger les procédures
de financement pour rendre plus efficiente l'allocation.

AGBOFOUN Théophile
Gestionnaire Projet FORESA 3
Institut Régional de Santé Publique Dr Alfred C. Quenum
IRSP Ouidah, Bénin
BP 918 Cotonou, Bénin
Tel : +229 21 34 16 74/75 poste 316
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