[e-med] 46 Millions De Moustiquaires Imprégnées Distribuées

Concernant la lutte contre les anophèles et la préservation de
l'environnement :
D'accord, mais ...

1- il est illusoire en zone d'endémie palustre de vouloir détruire les gîtes
larvaires et ainsi les anophèles. Même si l'on parvenait à en détruire 98 %,
les deux % restants suffiraient largement à transmettre et disséminer le
paludisme

2- les villes, surtout polluées (déchets de l'activité humaine, égouts non
curés, fumées d'échappement, etc.) ne sont pas des milieux favorables à
l'anophèle mais à d'autres moustiques.

C'est pourquoi il est plus efficace et utile de limiter les contacts de
l'homme et de l'anophèle (qui préfère piquer la nuit contrairement aux culex
et autres aedes) par l'utilisation de la moustiquaire imprégnée. A vrai dire
ceci demande à être vérifié en permanence et fait l'objet d'études
épidémiologiques toujours en cours.

Ce point de vue mériterait d'être développé par les spécialistes de
l'entomologie et de la lutte anti vectorielle, dont je ne fais pas partie.

Edouard Guévart
guevart_edouard@yahoo.fr

Chers e-mediens,

Je saute sur l'occasion pour répondre à Mr Guevart en lui retournant la question suivante : Pourquoi les villes occidentales sont propres? Pourquoi les USA qui sont les champions du monde de gaz à effet de serre ne souffrent pas de fumée d'échappement?

Ceci m'amene à paraphraser l'ancien président de Guinée Conakry Feu Ahmed Sékou Touré : "S'agissant de l'Afrique, on nous explique toujours le comment des choses mais jamais le pourquoi".
Mr Guevart explique comment sont les villes et campagnes africaines sont mais il ne nous explique pas pourquoi cet état de fait est arrivé.

Je pense que le moment est venu pour la société civile africaine de prendre ses responsabilités en privilégiant les actions de plaidoyer à l'endroit de nos gouvernants et de nos partenaires pour un changement d'axe d'intervention à moyen terme car il est évident que dans l'immédiat, il va falloir continuer d'utiliser les moustiquaires imprégnées.

Abdoul Karim Ben Wahab
benwahab@yahoo.fr