La distribution de préservatifs est un des petits moyens utilisables dans la
lutte contre la propagation du VIH et des autres IST
1- Il me semble impossible et inutile de vouloir mesurer autre chose que le
nombre de préservatifs distribués
Évidemment tous ne peuvent pas être utilisés
Si lon voulait mesurer autre chose que la distribution ce serait : non le
nombre de préservatifs correctement utilisés mais le ratio de rapports
sexuels protégés par rapport au nombre total de rapports sexuels : comment
calculer aussi bien le numérateur que le dénominateur ???
2- depuis quand peut-on déterminer des indicateurs dimpact ??? limpact ne
peut pas être prévu par une intervention, à la différence du résultat
3- il faut donc replacer ces distributions dans la globalité des programmes
de lutte, mesurer ce qui est mesurable, et sortir dune logique primaire (ou
binaire plutôt) qui voudrait, dans un problème aussi complexe, que chaque
action ait par elle seule des résultats et des impacts ! Rappelons-nous nos
réactions aux propos du pape il y a quelques mois : ils navaient ni plus ni
moins de validité rationnelle puisquils supposaient également un impact de
la distribution des préservatifs !
4- et tout ceci na rien à voir avec le comportement scandaleux de tous les
marchands (de médicaments, de préservatifs, de campagnes de promotion, de
matériel éducatif), quils soient ONG, programmes nationaux, entreprises
privées - et quil stigmatiser, évidemment
Dr Edouard Guévart
Coordinateur Régional
Formations Supérieures et Recherche en Santé
Ambassade de France
01 BP 966
COTONOU - Bénin
00 229 95 28 14 89