[e-med] Brésil/préservatif: distribution record

Brésil/préservatif: distribution record
AFP
23/12/2009 | Mise à jour : 21:51

Le gouvernement brésilien a distribué gratuitement 465 millions de
préservatifs à la population en 2009, un "record", a annoncé le ministère de
la Santé. Ce chiffre est de 15% supérieur au nombre de préservatifs
distribués en 2008, a précisé la source. La population du Brésil est estimée
à 184 millions de personnes.

"L'augmentation du nombre de préservatifs, mis à la disposition des services
de santé pour la population, fait partie d'une stratégie destinée à
faciliter l'accès gratuit de ce moyen de prévention contre le sida et
d'autres maladies sexuellement transmissibles", a souligné le ministère dans
un communiqué.

Cette année, le Brésil a donné le coup d'envoi à la production d'une usine
de préservatifs en Amazonie, avec du latex local, qui produit 30 millions de
"petites chemises de Vénus" (nom du préservatif au Brésil), jusqu'à présent
tous importés.

Bonjour,
Est ce qu'il ne serait pas bon de voir aussi si la distribution record va ensemble avec "l'utilisation record" à travers des indicateurs d'effets et d'impact.
Certains organismes qui interviennent dans nos pays se sont prévalus il y a quelques années des résultats de distribution importante mais sans effets ni impact parce que les préservatifs étaient distribués....reçus mais non utilisés par les cibles avec l'adage "pouvez vous manger une banane avec sa peau?"

Franck Biayi
Pharmacien
Ministère de la Santé
Kinshasa/RDCongo
Tél:00243818125838

Bonjour,
465 millions representeraient 2,5 capotes par personne pour une population de 184 millions en 2009. Est ce le nombre attendus par individus, le Bresil en connait plus.
Le dernier rapport de l'onusida sur le vih a communique des avancees spectaculaires dans le domaine de la prevention et l'usage bien encadre du preservatif y serait pour quelque chose.
Mais comment peut on mesurer de facon un peu plus approfondie, l'impact d'abord de l'utilisation du preservatif distribue, puis celui de cette utilisation sur la reduction de la transmission du vih.
En effet dans beaucoup de rapport on ne se limite souvent qu'aux chiffres records des quantites distribuees, lors des campagnes de masses, dans les etablissements sanitaires et non, etc.
Merci
Pharmacien Francois M.R.Tshitenge

Cher ami,

Entièrement d'accord avec votre remarque
Il est indispensable de mettre en place des indicateurs d'effets et
d'impact.

En effet, il n'est pas rare de rencontrer dans certains pays,des "ONG"
spécialisées en marketing social dont le seul rôle est d'acheter des
préservatifs (par leur siège, restons en famille et maximisons les marges)
qui sont REVENDUS moins cher (Beaucoup moins cher) à des REVENDEURS et
voila, l'affaire est faite :

Ils ont revendus à des REVENDEURS (mais est ce vraiment revendu, en a t'on
la preuve ?) donc leurs INDICATEURS sont atteints mais où sont passés les
préservatifs, sont-ils restés dans le pays, sont-ils repartis ailleurs ? n'ont-ils pas été revendus beaucoup plus cher à un autre Bailleur (pardon,
partenaire au développement) qui avait des besoins urgents et de l'argent à
dépenser avant telle ou telle date ? Dieu seul de sait !

Cordialement

Alain GUY

Tu as bien raison. Mais c'est aussi vrai pour les médicaments. Le but, c'est le résultat sur la santé . Ce n'est pas seulement la présence et la mise sous traitement. D'abord, nous savons qu'il y a le problème de la qualité, ensuite de l'usage rationnel... alors quand on a si peu de résultats pourquoi s'étonner.

Amitiés

Serge

Et oui 465 millions c'est beaucoup et peu !

Il n'est pas possible de vérifier l'utilisation réelle des préservatifs
Donc le chiffre de suivi pour ce moyen de lutte est celui des ventes et
distributions
Ce que l'on sait c'est qu'il existe peu d'utilisation détournée des
préservatifs surtout s'ils sont vendus et non pas distribués gratuitement
(dans les campagnes coup de poing des gaspillages ont été constatés).

Le meilleur indicateur d'utilisation est la baisse de l'incidence de
l'infection VIH mais il n'est pas possible de savoir quel est le moyen
responsable de cette baisse éventuelle puisque les campagnes utilisent
plusieurs moyens

Une petite exception
Il faut rappeler quand même que les campagnes Bush basées sur la promotion
exclusive de l'abstinence ont montré que les jeunes qui avaient "bénéficié"
de ces campagnes "mono moyen" avaient les mêmes comportements sexuels que
les autres (2 études en Afrique et 2 études aux USA)

Dr JL Rey santé publique