[e-med] Coca-Cola et le Fonds Mondial veulent améliorer la distribution des ME

[Ils auraient mieux fait de distribuer des préservatifs en même temps que
leurs bouteilles au début de l'épidémie!... Début des années 90 une demande
leur avait été faite en Côte d'Ivoire et le siège de la société à New York avait refusé... Que pensez-vous de cette proposition ? CB]

Coca-Cola et le Fonds Mondial Annoncent un Partenariat en Vue
D’Approvisionner des Régions Reculées en Médicaments Essentiels
http://www.theglobalfund.org/fr/mediacenter/newsreleases/2012-09-25_Coca-col
a_and_the_Global_Fund_Announce_Partnership_to_Help_Bring_Critical_Medicines_
to_Remote_Regions/

Les partenaires étendent leurs activités en Afrique pour acheminer des
médicaments jusque dans les zones les plus reculées en Tanzanie, au Ghana et
au Mozambique.

Près de 20 millions de personnes ont déjà bénéficié de partenariat en
Afrique depuis 2010.

NEW YORK – L’entreprise Coca-Cola et le Fonds mondial de lutte contre le
sida, la tuberculose et le paludisme ont annoncé aujourd’hui leur volonté de
poursuivre à plus grande échelle un projet mettant à profit l’excellent
système de distribution et les compétences commerciales de Coca-Cola pour
aider les autorités publiques et les organisations non gouvernementales à
approvisionner en médicaments essentiels les régions les plus reculées du
monde, à commencer par les zones rurales d’Afrique.

Lors de la réunion annuelle de la Clinton Global Initiative, Coca-Cola et le
Fonds mondial ont présenté leurs plans d’extension du projet « Last Mile »
(le dernier mile), un partenariat public-privé lancé en 2010. Celui-ci vise
à développer les capacités du Medical Stores Department, l’entité
gouvernementale chargée de la distribution des médicaments en Tanzanie, en
s’appuyant sur les modèles logistiques utilisés par Coca-Cola pour acheminer
ses produits aux quatre coins du monde. Ce partenariat entre aujourd’hui
dans une toute nouvelle phase qui devrait permettre de couvrir 75 pour cent
du territoire tanzanien pour la fourniture de médicaments essentiels et
d’étendre cette initiative au Ghana et au Mozambique. La possibilité
d’englober d’autres pays dans ce projet est également à l’étude.

Initialement mis en place en collaboration avec la Fondation Bill et Melinda
Gates, des partenariats de développement d’Accenture, du Global Health
Leadership Institute (GHLI) de l’université de Yale et de partenaires au
niveau gouvernemental comme le Medical Stores Department, le projet « Last
Mile » a aujourd’hui fait ses preuves et offre de belles perspectives.
Depuis 2010, le projet a permis :

    d’offrir à près de 20 millions de personnes un meilleur accès aux
médicaments essentiels dans les dix régions où le nouveau modèle de
distribution a été mis en place à ce jour ;
    de réduire de 25 jours le délai d’approvisionnement en médicaments des
établissements de santé tanzaniens ;
    de donner au Medical Stores Department les moyens de réorganiser son
réseau de distribution et de l’élargir pour approvisionner directement plus
de 5 000 établissements de santé (contre 500 entrepôts auparavant) ;
    de développer des systèmes pour que les établissements de santé puissent
passer directement leurs commandes de médicaments, ce qui représente une
amélioration de la disponibilité des médicaments essentiels d’environ 20 à
30 pour cent pour les établissements pilotes.

Une étude de cas publiée aujourd’hui http://nexus.som.yale.edu/ph-tanzania/
par le GHLI présente les principales leçons tirées jusqu’à présent grâce à
ce partenariat. Elle servira de référence pour de futurs partenariats
public-privé.

Clôturant la séance plénière de la Clinton Global Initiative, le Président
Bill Clinton a aujourd’hui déclaré : « Vous avez accompli des choses
exceptionnelles. Ce soir, vous irez vous coucher en pensant à toutes les
personnes qui sont en vie grâce à ce que vous avez fait. »

La Tanzanie est le deuxième bénéficiaire des subventions du Fonds mondial.
Les financements octroyés ayant permis au pays de faire un bond en avant en
matière d’accès aux traitements de première nécessité contre le sida, la
tuberculose et le paludisme, le besoin d’améliorer la logistique et
d’étendre le réseau de distribution se fait d’autant plus pressant. À
l’échelle mondiale, environ 39 % des subventions allouées par le Fonds
mondial sont utilisées pour l’approvisionnement en produits pharmaceutiques
et médicaux. Depuis 2002, les dépenses liées à ces achats s’élèvent à 4,5
milliards de dollars US.

« Le succès de ce projet confirme ce que nous pensons, à savoir que la
collaboration entre la société civile, l’État et le secteur privé permet
concrètement de résoudre des problèmes mondiaux. C’est ce que nous appelons
le « triangle d’or », indique M. Muhtar Kent, Président-directeur général du
groupe Coca-Cola. Avec ce partenariat, nos compétences commerciales
mondiales sont misent à profit pour aider à résoudre des problèmes cruciaux
de logistique et pouvoir ainsi acheminer des médicaments vers les régions
les plus reculées d’Afrique. »

Gabriel Jaramillo, Directeur général du Fonds mondial a expliqué que « même
lorsque les stocks de médicaments sont suffisants, ceux-ci ne parviennent
pas toujours jusqu’aux personnes qui en ont besoin. Dans les régions
reculées, la chaîne d’approvisionnement est parfois rompue et des personnes
décèdent alors qu’elles auraient pu être soignées. Or nous nous sommes rendu
compte que les produits Coca-Cola étaient disponibles presque partout, même
dans les zones les plus difficiles d’accès. Puisque ses produits réussissent
à parvenir jusqu’à ces régions, nous avons pensé que Coca-Cola pourrait être
un partenaire-clé de l’optimisation de notre réseau de distribution. »

Au vu de son succès en Tanzanie, le projet va désormais être étendu au Ghana
où il devrait permettre d’améliorer l’accès aux médicaments et aux vaccins
essentiels. En parallèle, un partenariat a également été mis en place avec
l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID). Au
Mozambique, les partenaires s’appuieront sur la collaboration existant entre
Coca-Cola et l’Initiative Clinton pour l’accès à la santé.

« Nous sommes fiers de rejoindre ce partenariat public-privé qui affiche de
tels résultats et qui est appelé à s’étendre à d’autres pays, a déclaré
Rajiv Shah, Administrateur de l’USAID. Mettre à profit l’expérience de base
acquise par Coca-Cola et ses circuits de distribution est susceptible
d’améliorer considérablement la manière dont nous faisons parvenir des
produits vitaux aux régions les plus reculées de la planète. »

L’idée de partenariat du projet « Last Mile » est née en 2009, au moment où
le Fonds mondial est entré en contact avec Coca-Cola pour obtenir des
conseils logistiques dans le but de faire face aux difficultés de
distribution des médicaments en Tanzanie. Il a été officiellement lancé en
2010, lors de la réunion annuelle de la Clinton Global Initiative, au cours
de laquelle Coca-Cola s’est engagée à mettre ses compétences au service de
l’optimisation de la distribution de fournitures et de produits médicaux et
pharmaceutiques essentiels pour les personnes qui en ont le plus besoin. Non
seulement cet engagement a été tenu mais ses résultats ont dépassé toutes
les espérances.

À propos de The Coca-Cola Company

L’intégralité de l’étude de cas publiée par le GHLI de Yale est disponible à
l’adresse suivante : http://nexus.som.yale.edu/ph-tanzania/.

Media Contacts:
Johanna Rangel
The Coca-Cola Company
T +01 404.676.2683
johrangel@coca-cola.com

Marcela Rojo
The Global Fund to Fight
AIDS, Tuberculosis and Malaria
T +41 58 791 1679
marcela.rojo@theglobalfund.org

J’avoue je suis partagé, cette information prouve une chose au moins c’est
que les démarches étatiques concernant la santé ne sont pas toujours
suivies d’effets aussi positifs sur le terrain.

Comme le disais Serge B. sur le financement par la demande (financement
indirects) via les centrales d’achats, en fait, il n’y a pas de modèles
uniques et tout peut être vite corrompu.

Je pense par exemple à l’exemple récents sur des départements ruraux en
Afrique central ou j’ai rencontré des dépôts pharmaceutiques vides alors que
des travailleurs miniers faisaient du business de leur côté avec une part
de leur salaire.

Du point de vue opérationnel pour Coca Cola, il s’agit d’un PPP qui
globalement apporte des méthodes de distribution et de mise à disposition
de Médicaments essentiels.
Si je remonte à l’origine des BPF, nous remontons aux premières industries
alimentaires (boissons, agro alimentaire)
Aussi, ce partenariat ne me choque pas outre mesure, puisqu’il peut
laisser derrière lui des traces de bonnes pratiques de distribution,
stockage…
D’un autre côté, ces mêmes bonnes pratiques auraient pu se faire avec les
Brasseurs locaux (Une Primus, une gélule) ils étaient plus près du terrain
local en matière de distribution.. Mais en ont-ils la même volonté et puis
le Coca Cola, ce n’est pas de l’alcool bien que le goût du Coca Cola au
USA à bien (ou avait) un fort goût médicamenteux, d’ailleurs pris comme tel
(médicament) à son origine et vendu en Pharmacie ou en Drugstore. Coca Cola
revient donc à ses fondamentaux.

José BOUDEY

Bonjour a tous;
nous ne pouvons qu'encourrager ce partenariat. Je me souviens que lors de nos plusieurs formations et suivi dans le domaine de la logistique pharmaceutique nous nous sommes souvent demande comment Bralima (une societe brassicole locale du groupe Heineken) fait parvenir sa biere jusque dans les villages les plus recules, mais les medicaments n'y arrivent pas.
A la conclusion de ce partenariat, coca cola va donner l'expertise, certes, mais cette societe et tant d'autres, performantes dans la distribution mettent suffisamment des moyen (vehicules, distributeurs, commissionnaires,ect) pour atteindre leurs objectifs. Le budget mis dans la logistique des medicaments dans le cadre du FM ne peuvent pas se comparer a ce que coca cola engagent pour elle, ce budget est faible et surtout que les etats concernes n'ajoutent pas souvent. Ainsi, a l'expertise que coca cola va donner, il faudra accroitre l'enveloppe allouee a la logistique dans ce cadre, pour esperer atteindre des resultats proches de ceux de la distribution Coca cola.
Merci

Â
Pharmacien Francois M.R.Tshitenge/DRC
Mails:Â fmrtshimal@yahoo.fr
Tel:Â +243 (0) 81 69 95 713
 Skype: tshimal
Â

Merci François TSHITENGE pour cette réflexion. Mais on peut également se poser la question de savoir pourquoi la même personne qui prend la bière de la Bralima ne se plaint pas sur le prix alors que pour les médicaments il est prêt à se rabattre après des charlatans. Je suis d'accord que l'on augmente le budget pour le transport et même l'entreposage car cette question semble être rejetée aux CDR alors que les analyses faites sur les produits acquis par certains partenaires révèlent que les prix de revient des CDR sont inferieurs à leurs prix FOB. Cette différence peut constituer une des sources de financement pour acheminer les produits.

Gaston NYAMAMBICHI L.
Directeur ASRAMES asbl
Tél général : +243 (0) 9 98 08 81 70
Tél portable : +243 (0) 9 98 08 81 69
Pseudo Skype: gaston.nyamambichi
Courriel : dir@asrames.org
Site web : www.asrames.org

Adresse physique :
001, Avenue des Mésanges
Quartier Les Volcans
Ville de Goma, Nord-Kivu, R.D. Congo

Je pense que nous avons mal compris la leçon :
Elle est que nos services de santé (qui au demeurant se croient investis de toutes les compétences en matière d'organisation des soins, de prévention, de promotion de la santé) ne fonctionnent pas comme les entreprises commerciales pour atteindre leurs résultats.
Le plus souvent nous fonctionnons de manière bureaucratique, ou systématique et nous oublions malheureusement assez souvent de prendre en considération le patient, le client ou la population : leurs attentes, leurs besoins, leur demande. Nous les écartons même parfois de tous les processus, sous prétexte de compétence, et la participation communautaire devient souvent un instrument plus qu'un processus d'empowerment : nous avons besoin de "gongonneurs" ou de rabatteurs pour nos campagnes de vaccination par exemple.
Prenons plutôt des leçons de marketing au lieu de nous soumettre une fois de plus aux multinationales, qu'elles soient pharmaceutiques ou alimentaires (? si le coca est un aliment ?)
Edouard

Bonjour

Edouard GUEVART a repris extraordinairement bien ma réflexion sur ce sujet. Tant que nous allons vouloir contraindre les populations à se soumettre aux directives de notre expertise, au lieu d'utiliser cette dernière pour mettre en place des systèmes efficaces adaptés aux réalités des populations, nous resterons envieux de la réussite des entreprises commerciales.

Posons nous les vraies questions si nous voulons de vraies solutions. Au lieu de: Comment Coca Cola peut aider dans la distribution des ME?, il faut: Comment intégrer les stratégies de marketing dans l'accès aux ME?
Bravo à Edouard pour le recadrage des débats.
Cordialement!

Envoyé de mon iPad
Simon KABORE
Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)

Bonjour:

Ce n’est pas faire acte de soumission aux multinationales que d’accepter qu’il y a amélioration des conditions sanitaires en zones défavorisées,
En effet, des trainings de marketing pourquoi pas, mais alors, de manière pédagogique et en zone rurale, parce que dans les bureaux des capitales, tout est là pour apprendre.

Sans partenariat public privé aux USA, pays du capitalisme, la NASA à bien compris que le temps du tout étatique par le financement était achevé et fait partir des navettes Dragon sur la station spatiale, sans cela plus de nourriture ni de recyclage des déchets, dommage de s’y noyer.

Le PPP est un dispositif décrié par les uns et apprécié par les autres, c’est avant tout une notion de partenariat au sens européens qu’il s’agit de mettre en œuvre, c’est aussi un produit qui doit être construit juridiquement dans chaque pays afin qu’il prenne toute son efficacité.

Tant que ces multinationales fondent leurs opérations sur des principes temporaires d’appui, pourquoi refuser sous un prétexte idéologique.

Non je crois qu’il y a des actions d’entreprises plus virulentes en Afrique et qui font de actions tout en continuant à polluer sans vergogne et détruire des liens sociaux à ce jour, Coca Cola, déjà implantée si fortement en Afrique ou en Europe, ne semble souhaiter qu’avoir une attitude sociétale éthique qui ne serait pas que du Greenwashing.

Edouard, quand je vous lis, je suis en fait amplement en accord avec vous et votre analyse celle de remettre le patient au cœur des processus de santé, celle de ne pas éluder médecine traditionnelle et médecine dite moderne, la notion Africaine comme dans bien d’autres communautés prennent en compte l’individu dans sa globalité et non quelques éléments disparates du corps sans liens avec le tout.

Une démarche holistique est nécessaire et je conseillerai à nos facultés de médecine occidentales de faire un stage en Afrique et chez l’habitant pour s’imprégner et revenir avec une autre idée pour soigner.

La bureaucratie dont vous parlez est un artefact transmis avec un vieil ADN qui remonte à une époque révolue des années 50 à 90.
J’ai compris qu’il faut parfois revisiter le passé des années 1925 pour s’apercevoir que les Instituts d’Hygiène et réseau locaux avaient plus d’importances que les Centres de Santé qui n’ont plus de moyens car contrôlés par des instituts (ex d’hygiène) qui œuvrent au niveau régional ( et avec des dotations faibles) et se retrouvent marginalisés par de l’hospitalo-centriste débridé et par la désaffection des politiques de santé pour ces structures primales, en effet, l’hygiène n’est pas assez bling bling, faut changer quitte à se tromper ; regardez bien en Europe nous y revenons avec des acronymes plus actuels mais il s’agit bien de cela, l’homme au centre, les réductions des déficits en plus et hélas la pression des lobby pour que l’on reste sur des statu quo jusqu’au jour ou l’on déclare l’hôpital en faillite..

Allez, prenons le taureau par les cornes, ne rejetons pas des initiatives privées, mais ne les laissons pas faire cela seul et celui qui me dit qu’il faut de l’argent pour rendre propre ( clean) un CSI en le nettoyant avec de l’eau de Javel, du Grésil, que sais-je , celui- là se trompe, le marketing ici ne sert à rien dans les zones reculées si les principes basiques d’hygiènes ne sont pas respectées, de même pour l’approvisionnement et la distribution ou le stockage..

Il faut des Hommes ( et c’est souvent des Femmes) motivé(e)s, l’argent ne fait pas tout… quand à la bureaucratie, il faut des Hommes qui veulent bien aller sur le Terrain pour superviser et contrôler plutôt que d’attendre de recevoir des statistiques falsifiées par lassitudes et qui servent à consolider les statistiques de l’OMS ou bien à produire des discours improvisés sur l’état de santé, et relayé béatement par les médias puis reprises par les Experts pour leur rapport, les OMD sont-elles politiques ou statistiques.
José

José Manuel BOUDEY
Economiste et juriste de santé publique
Jose.boudey@libertysurf.fr
Expert indépendant
+33 (0)684 528 550
Skype: askjose1509

Une fois de plus la voix de la sagesse est porté par Édouard Guevart.

J'aime personnellement boire du coca, mais le choix d'impliquer un ennemi de la santé publique (obésité,diabète) pour compenser les défaillances du secteur de la santé ne me convient pas. Les cigarettiers et les vendeurs d'alcool vont eux aussi proposer leurs services au nom de la RSS.
C'est faire rentre le loup dans la bergerie.
La vrai politique de RSS serait de ne plus promouvoir de sodas, l'alcool et les cigarettes.

Dr Jérôme CLOUZEAU
Dakar, Sénégal

[Modérateur: personne n'est dupe, si coca cola se lance dans cette histoire, c'est pour améliorer son image... donc ses ventes (impact des sucreries sur la santé publique?), c'est le propre des PPP soit-disant "gagnant-gagnant"... Mais on est en droit de se poser les questions suivantes: est-ce que le transport sera réellement sécurisé ? (risque de détournement vers le marché illicite), procédures de suivi et de contrôle de la distribution ? Pérennité du système ? Existence de dispensateurs en bout de chaine? etc.
D'autre part, dans la mesure ou le fonds mondial finance que les ARV, ATB et antipaludique, cela renforce la verticalisation de la distribution et la non intégration dans les systèmes de distribution existant alors qu'il aurait préférable de profiter des financements du Fonds Mondial et des autres bailleurs de fonds pour renforcer les capacités (humaines et logistiques) des centrales d'achat en matière de distribution de médicaments et de dispositifs médicaux essentiels...Carinne Bruneton]

Bonsoir,
Au Nord du Mali, en effet, cigarette et alcool sont prohibés sévèrement , quant aux Sodas le Coca Cola, c'est certain il doit être prohibé également pour d'autres raisons.
Cependant de nombreuses études sur l'obésité et le diabète en Afrique démontre que la consommation de Manioc y joue un certain rôle.
Je ne comprends pas, considérer que le coca est un ennemi de la santé publique est un moindre mal face à des médicaments vendus sur le marché de la contrefaçon.
Au fait, avons-nous nous trouvés des Sodas contrefaits de cette marque? Je n'en ai pas connaissance.
Tout ce qui est privé n'est pas forcément à considérer comme ennemi de la santé publique. Tout ce qui est étatique ne fait pas que des erreurs, il faut en toute chose raison garder. L'initiative en effet, à peut-être quelques arrières pensées mercantiles mais qui pourrait l'en blâmer sauf à être une multinationale certes.
José BOUDEY