[e-med] ventes illicites des médicaments au Kasai Oriental : ... (3)

Je suis d'accord avec le Confrère GABRIEL BUKASA , quand il dit que les textes en matières de reglémentation du secteur pharmaceutique en RDC existent, mais il manque des mesures d'encadrement dans leur application. Il faut que l'autorité politico - administrative et judiciaire s'implique dans l'application des ces textes.
   
  Mais le plus grand problème reste l'attitude du pharmacien lui - même, spécialiste du secteur pharmaceutique, le confrère dit bien que la dernière action visant l'assainissement du secteur pharmaceutique à MbujiMayi a eu lieu en 2002 et il me semble que le maire de la ville de l'époque s'y était opposé , pour quelles raisons ? nobles ou intérêts personnels ?
  Depuis 2002 jusqu ' à ce jour (2006), alors que différents maires se sont succédés à l'hotel de ville de MbujiMayi et que les auteurs de l' action visant l'assainissement du secteur en 2002 sont en place dans leurs fonctions respetives, combien des fois
  ces derniers ont - ils renouvellés leur action ou alors on a tenté une fois l'action et puisque on a rencontré une obstacle on lasse faire!
  Non, il y a un problème serieux du pharmacien Congolais avec lui - même , l'ennémi du pharmacien c'est le pharmacien lui - méme dit - on en RDC, ailleurs je ne sais pas si c'est la même chose! ( le cofrère GABRIEL BUKASA ne va pas me contredire , car il connaît les conditions dans lesquelles il est parti de l'inspection pharmaceutoque Provinciale au Kasai Oriental).
  L'inspection provinciale pharmaceutique se plait dans ces conditions de détention, de conservation et de délivrance irrégulières des médicaments et plus grave se livre à des combines nuisibles à la profession pharmaceutique avec les propriètaires des Maisons de ventes des médicaments qui sont organisés en association des propriètaires des pharmacies ( APROPHA ) , une force qui désorganise et désoriente le secteur pharmaceutique à MbujiMayi et qui fait face à la profession et sa reglémentation, avec comme conséquences des abus comme ce que nous déploront aujourd'hui : des urines trouvées dans une "pharmacie" .
   
                  Pharmacien NKASHAMA NOMBA Denis
                               MbujiMayi / Kasai Oriental

Vu sous cet angle, nous sommes dans le bon mais il ne suffit pas de pouvoir s'arreter à ce niveau de reflexion. Le conseil de l'ordre des pharmaciens du Kasai Oriental peut voir avec vos propositions comment arriver à résoudre le problème de façon efficace en collaboration avec les inspecteurs qui sont sur place ainsi que l'autorité administrative. Il est question, cher confrère, de commencer quelque part. Si tout cela ne tient pas, pourquoi ne pas organiser des émissions télévisées ou radiodiffusées à votre initiative pour en guise de plaidoyer.

nkashama denis <nkshm_nmb@yahoo.fr>

Gabriel Bukasa Kaleka,B.Pharm.,MPH
  MSH/RPM Plus
  DRC Office
  75, av. de la justice
  Kinshasa/Gombe
  Tél: +243999301015
         +243999005024

Cher e-mediens,

afin de lutter contre le marché illicite des médicaments, ne serait il pas intéressant de lancer une campagne d'information et de sensibilisation, commune dans plusieurs pays. travaillant au Tchad, ne serait pas bon d'associer les pays de la CEMAC à mener un programme commun ???
qu'en pensez vous ? quelle en serait la faisabilité ?
bon week end à tous
très confraternellement

Christophe ROCHIGNEUX
Pharmacien - Conseiller Technique CPA / DPML
Projet Santé 8ème FED - CGP
Ministère de la Santé - TCHAD
Tel : 00 235 46 46 24

Je suis beaucoup intéressé par l'idée d'un programme commun contre le marché
illicite des médicaments. Je dis bien "Un programme" mais pas seulement une
campagne d'information et de sensibilisation. Il faut un vrai programme où
l'information et la sensibilisation seraient un des maillons. Le marché
illicite des médicaments se nourrit d'une situation, ses causes sont
connues, très souvent ses auteurs aussi. C'est un domaine qui mobilise
beaucoup d'argent, donc crée un fort engagement de ses bénéficiaires et un
lobby puissant. Ceux qui veulent le combattre doivent aussi créer un lobby
capable de s'opposer à la force négative. Cela suppose que les acteurs de ce
lobby positif sont décidés à aller jusqu'au bout et prêts à affronter
n'importe quel obstacle. Si non, je crains que l'on perde beaucoup de temps
et de ressources à appliquer du baume sur un abcès qui nécessite une
intervention chirurgicale.
Donc: information et sensibilisation d'accord, mais actions vigoureuses et
continues aussi.
Simon KABORE
Coordonnateur Réseau Accès aux Médicaments Essentiels (RAME)
Tel: 226 70244455
Burkina Faso
simonkabore@rame-bf.org

il me semble que toutes campagnes d'informations grand public risque d'être
peu efficace si on ne connait pas au préalable les raisons profondes de
cette pratique (acheter ses médicaments dans la rue et non dans circuits
licites)
d'ailleurs est-il si sur que cette pratique est en augmentation ?
il est certain en tout cas qu'elle répond à un besoin qui n'est sans doute
pas satisfait par les circuits pharmaceutiques classiques.
il me semble donc urgent d'essayer de mieux connaître les modalités et
raisons de cette pratique de connaître l'opinion des clients, leur attitude
en somme faire une sorte d'étude de marché et imaginer des solutions ensuite
pour répondre à ces besoins
il faut chercher des personnes capables de faire ce travail et les financer
ce sera plus utile que de continuer à faire des campagnes qui étaient
nécessaires au début pour sensibiliser tout le monde mais qui arrivent à la
limite de leur intérêt.

les douaniers existent depuis deux millenaires et les contrebandiers
sévissent toujours !!

Jean loup REY
médecin de santé publique
Le Barry
04180 Villeneuve
06 16 53 83 30
jean-loup.rey@wanadoo.fr

J'adhère tout à fait à l'idée de concevoir un programme de lutte contre le marché illicite plutot qu'une seule campagne de sensibilisation...
mais soyons concret et pragmatique... ce dossier nécessite l'adhésion de tous les pays qui dans une même sous région subissent ce problème...
cette campagne de sensibilisation se veut être une pierre apporter à l'édifice et que celle ci soit posée à l'occasion de la IXème AG de l'ACAME qui se tiendrait à N'Djamena les 2 et 3 novembre 2006... placée sous le Patronage d'une Ministre de la Santé, pharmacien de surcroît...
nos centrales d'achats sont des outils de mise en oeuvre des PPN dont la lutte contre le marché illicite est une composante...
mettons en place un groupe de réflexion sur ce sujet et soyons dynamique et pragmatique... je pense que le Tchad pourra animer ce groupe de réflexions...
ne réfléchissons pas trop et posons des actes concrets...
j'attends vos contributions et conseils.
très confraternellement

Christophe ROCHIGNEUX
Pharmacien - Conseiller Technique CPA / DPML
Projet Santé 8ème FED - CGP
Ministère de la Santé - TCHAD
Tel : 00 235 46 46 24
christopherochigneux@yahoo.fr