[e-med] Les principales causes de rupture de stock de la Centrale d'achats de Madagascar (Salama)

Centrale d’achats Salama : Approvisionnement en médicaments des hôpitaux
publics les principales causes de rupture de stock
Jeudi, 30 Août 2012 00:00
http://www.midi-madagasikara.mg/index.php/component/content/article/5-socie
te/6747-centrale-dachats-salama--approvisionnement-en-medicaments-des-hopita
ux-publics-les-principales-causes-de-rupture

Le Dr Luc Rakotozanany, directeur de vente et marketing de la centrale
d’achats Salama à Ambositra, explique les raisons de la rupture de stock des
médicaments essentiels dans les hôpitaux publics.

Dans le souci de mieux informer le public sur les principales causes de
rupture des médicaments essentiels dans les hôpitaux publics, le directeur
de vente et marketing de la centrale d’achats de médicaments « salama », le
docteur Luc Rakotozanany a tenu à rencontrer la presse à Ambositra tout
récemment. Ce responsable était entouré pour l’occasion du chef d’agence de
la centrale d’achats « salama »de Fianarantsoa, Avisoa Isidore et du
consultant en communication, Razafintsalama Annicet.

Mission. Le directeur de vente a tenu tout d’abord à faire savoir la
principale mission de la centrale d’achats de médicaments et de matériel
médical « salama » qui est d’approvisionner en médicaments et matériels
médicaux tous les établissements publics de santé et les centres de santé
privés à but non lucratif. Pour ce faire, la centrale d’achats regroupe
toutes les commandes de ces établissements de santé et lance chaque année un
appel d’offres. Le docteur Luc Rakotozanany de faire remarquer que les 99%
des médicaments essentiels sont importés. Malheureusement, a noté le
directeur de vente et marketing, L’on constate souvent que les
établissements publics de santé, lors de leurs commandes, arrivent très
difficilement à maîtriser leurs vrais besoins. Entraînant ainsi, un surstock
de médicaments, alors que d’autres centres de santé sont en rupture. Il y a
aussi la hausse des médicaments importés, alors que les fonds dont dispose
la centrale d’achats ne suffisent pas pour faire face. Il y a donc une
baisse de commande ne pouvant satisfaire les besoins locales. De plus,
toujours selon le docteur Luc Rakotozanany,la centrale d’achats n’est pas
habilitée à pratiquer une hausse pour les réajustements des prix de ses
médicaments, sans l’aval du ministère de la Santé. Une situation qui n’est
pas pour aménager les trésoreries de la centrale, hormis les médicaments
périmés chaque année qui s’élèvent à plusieurs centaines de millions
d’ariary.

Sources de financement. Les différentes sources de financement de la
centrale d’achats sont de trois catégories, a précisé le directeur de vente.
Il y a les recettes provenant de la participation des usagers, selon le
système de recouvrement des coûts et revolving, les financements de l’état,
et l’appui des partenaires techniques et financiers pour des programmes de
santé spécifiques, comme la lutte contre le VIH/SIDA, etc.

Etablissements publics. Au niveau des établissements publics, le docteur Luc
Rakotozanany de citer, que les principales causes de rupture de médicaments
sont la non maîtrise des commandes qui ne reflètent pas les réalités des
besoins, l’insuffisance de fonds de trésorerie ne permettant pas d’honorer
leurs besoins. Malgré tout cela, a conclu le directeur de vente et
marketing, la centrale d’achats s’efforce à honorer dans la mesure de ses
possibilités, les commandes des établissements publics de santé. Pour
l’année écoulée le pourcentage de réalisation des commandes a atteint les
97%.

CHAN-MOUIE Jean Anastase

Bonsoir,
Bien sûr que la trésorerie de la Salama (comme d'autres centrales
d'achats) est un problème récurrent. Mais le problème de FOND à Dago
(comme dans les autres PED) est l'absence (ou la disparition) de
production locale.
Pour votre info 2 tableaux qui montrent à la fois l'existence du marché
et la dégradation de la situation:

LeMarchépharmaceutiquemalgache

ValeurCAFdesmédicamentsimportésàMadagascar

Année

Valeur CAF en Ar

Valeur CAF en $

Valeur CAF en EUR

2005

60 105 523 798

30 007 451

24 155 838

2006

98 028 491 376

45 758 526

36 485 764

2007

93 555 932 952

49 926 320

36 499 377

2008

112 905 596 103

66 089 662

45 088 114

2009

118 367 340 847

60 513 144

43 491 502

2010

(estimation seul le 1er semestre était disponible)

132 897 910 984

63 573 524

47 880 614

SourceInstitutNationaldelaStatistiquedeMadagascar(INSTAT),_www.instat.mg/ <http://www.instat.mg/&gt;\_\.

Moyenneannuelledutauxdechangedel'Ariary(Ar) /DollarUS($)etàl'Euro(EUR)

Année

$

EUR

2005

2003,02

2488

2006
  
2142,30

2686,76

2007

1873,88

2563,22

2008

1708,37

2504,11

2009

1956,06

2721,62

2010

2090,46

2775,61

2011

2025,06

2815,07

Source :BanqueCentraledeMadagascar,_http://www.banque-centrale.mg/

Il me semble qu'il faut plutôt se poser la question du pourquoi, il y a
problème de trésorerie . Le rôle d'une centrale d'achat, c'est d'acheter et
de vendre .. La plupart du temps, une bonne partie des médicaments est cédée
à des clients insolvables. Il serait interressant de connaitre le
pourcentage d'impayés dans les centrales de l'ACAME.

L'autre sujet, c'est l'utilisation de ces centrales comme plate forme
logistique par les bailleurs de fonds avec des dons en médicaments. Cela à
un coût aussi bien pour le stockage que pour la distribution. Parfois ces
coûts sont payés, mais ils sont souvent sous estimés et il y a
appauvrissement progressif et finalement nécessité de recapitaliser.

Un circuit d'achat/vente de médicament doit impérativement s'accompagner
d'un flux de trésorerie. C'est ce circuit qui n'est pas fonctionnel. Que
les médicaments soient produits localement ou importés ne changera rien.

Serge Barbereau

Bonsoir Carinne,
Chers E-médiens, je vous souhaite à tous une bonne reprise.
Chère Carinne, pouvez vous nous aider pour la lecture du tableau?
Merci.

Meilleures salutations.

Dr Arsène OUEDRAOGO
Pharmacien, Master Epidémiologie d'investigation et Laboratoire
Directeur de l'approvisionnement pharmaceutique
Bureau: +22650324660

Bonjour à Tous,
Â
Juste un petit commentaire sur la production locale :

Si la rentabilité d'une production locale existait, cela fait longtemps qu'un industriel serait installé,Â
mais en général ce que j'ai pu observé dans les pays en développement quand une industrie locale était présente ou mise en place c'était des prix multipliés par 2 à 5 par rapport aux prix proposés par les indiens ou les chinois, et à ce moment la, c'est un choix politique,
je ne parlerais pas ici de la qualité !

Cordialement à Tous
Â
Alain GUY
Â

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Docteur Alain GUY
Pharmacien

Consultant
Expert Sénior PSM/GAS et AQ
Approv Produits Pharmaceutiques

Skype : alainguy.bx
alainguy.bx@wanadoo.fr
Tél Fr : +33 6 13 34 52 10
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